LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU BURKINA : La France offre 15 boucliers de sécurité

LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU BURKINA : La France offre 15 boucliers de sécurité

Le ministère de la Sécurité a reçu, le 12 octobre dernier à Ouagadougou,   du matériel de sécurité.  Le don,  composé de 15 boucliers de sécurité dont la valeur est estimée à 23 millions de F CFA, est l’œuvre de la France par l’intermédiaire de  son  ambassade au Burkina Faso. Ce matériel est destiné à l’unité de lutte contre le terrorisme de la Gendarmerie nationale et celle de la Police nationale.

 

 15 boucliers  de sécurité ! C’est ce qu’a reçu de la France, le ministère en charge de la sécurité.  D’une valeur estimé à 23 millions de F CFA, ce matériel est destiné à l’unité de lutte contre le terrorisme de la Gendarmerie nationale et celle de la Police nationale.   Un geste qui vient à point nommé, dans la mesure où ceux qui sont chargés de  d’agir en cas d’attaque terroriste ne disposent  pas  de ce type d’équipement en nombre suffisant.  C’est pourquoi, en attendant d’autres soutiens, le premier flic du Burkina, Simon Compaoré, s’est réjoui du geste de la France.  « Après la  dernière attaque   terroriste sur  l’avenue Kwame N’Krumah,  nous avons rencontré les premiers responsables  de  l’ambassade de France au Burkina et leur  avons fait part de certaines urgences qui nous préoccupent », a indiqué Simon Compaoré, ministre de la Sécurité.  L’acquisition de ce type de matériels et bien d’autres matériels, a-t-il expliqué, fait suite à plusieurs accords.  Il faut les avoir avant de passer la commande. Les autorisations sont délivrées hors du Burkina, notamment  à  Abuja au Nigeria.   Mais qu’à cela ne tienne, le ministre a relevé que son département travaillera à fédérer  les énergies afin que les hommes qui travaillent jour et nuit sur le terrain, soient dotés de matériel adéquat afin de réduire le phénomène du terrorisme et le grand banditisme à leur plus simple expression.  D’ailleurs, a-t-il confié, du matériel roulant a déjà été octroyé  et d’autres actions sont en cours.

Blessé parce que qu’il n’y avait pas assez de boucliers

Et pour ces actions, le Burkina peut compter sur la France, a indiqué Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France au Burkina. D’ailleurs, a-t-il rappelé, la  coopération entre la France et le Burkina en matière de sécurité, est excellente. Après l’attentat de Cappucino,  a indiqué le diplomate français,  Paris a dépêché des gendarmes et policiers français  pour former les unités d’intervention spéciale  de la Gendarmerie nationale  et de la Police nationale du Burkina.    « Lors de l’attentat du café Aziz Istanbul, la formation avait, certes, porté ses fruits parce que l’unité d’intervention de la Gendarmerie nationale a fait remarquablement son travail.  Malheureusement, il manquait une chose et  cette chose était les équipements, notamment des boucliers. Malheureusement, l’un des gendarmes qui sont intervenus a été blessé, parce qu’il n’y avait pas assez de boucliers ;  il est même mort de ses blessures », a déploré Xavier Lapeyre de Cabanes.  L’objectif de ce  don de boucliers, a-t-il justifié,  est de mieux  protéger l’unité d’intervention de la Gendarmerie nationale quand elle fait une intervention de ce type, de façon à ce qu’elle n’y ait plus à déplorer de décès dans ses rangs.

Issa SIGUIRE

 

 

 

 

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