MAIRIE DE SAPONE : Les agents réclament leurs salaires

MAIRIE DE SAPONE   :  Les agents réclament leurs salaires

 

 

13 agents qui émargent dans le budget communal sont depuis trois mois sans salaire. Ils se sont rassemblés le 14 mars 2018, devant les locaux de la mairie pour manifester leur ras-le-bol.

 

« Depuis la dissolution du Conseil municipal de Saponé le 14 décembre 2017, il nous a été reversé le salaire du mois de décembre et depuis lors plus rien », nous confie Alexis Kaboré, porte-parole du groupe des 13 agents. Une correspondance conjointe du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation et de la ministre de l’Economie, des finances et du développement, dont l’objet est intitulé arrêt d’office du budget de la commune de Saponé et paiement des salaires par la procédure d’urgence, datant du 19 janvier dernier, leur avait été envoyée en ampliation. Malgré tout, rien n’a été fait. « Nous ne comprenons rien, et voulons entrer dans nos droits », a-t-il martelé. Selon lui, ils n’ont pas arrêté de travailler et le service public est toujours assuré. Mais il n’y a pas de salaire. Il poursuit en disant que suite à cette  correspondance interministérielle, ils ont adressé une lettre, un mois après, exactement le 19 février 2018 à Mme le préfet de Saponé, pour lui signifier qu’ils sont toujours sans salaire. Malheureusement, ladite lettre est restée sans suite. « Nous voulons bien travailler, mais les conditions sont difficiles pour nous », soutient Clarisse Kaboré, un autre agent de la mairie. Par ailleurs, elle relève que de par le passé, les agents officiant dans les collectivités territoriales en général, avaient mené une grève pour l’amélioration de leur condition de traitement alors qu’à Saponé, les nouveaux textes en vigueur ne sont pas appliqués, et pire encore, « le peu qu’on gagnait ne vient même plus », se désole-t-elle. Selon le porte-parole Alexis Kaboré, leur sortie est un cri du cœur, afin que le gouvernement se penche sur leur cas, parce qu’ils souffrent et n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

Pascal TIENDREBEOGO

 (Correspondant)

 

 

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