MAURICE DIEUDONNE BONANET, MINISTRE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT : «Si vous voulez construire des logements, vous ne pouvez pas le faire à la Place de la Révolution»

MAURICE DIEUDONNE BONANET, MINISTRE DE L’URBANISME ET DE  L’HABITAT   :  «Si vous voulez construire des logements, vous ne pouvez pas le faire à la Place de la Révolution»

 

Le mardi 3 avril dernier, le ministre en charge de l’urbanisme et de l’habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, a rencontré une délégation de la Coopérative burkinabè de l’habitat (CBH), avec son président en tête, dans les locaux dudit ministère.  L’objectif de la rencontre était de trouver un terrain d’entente sur un litige foncier qui les opposait sur le site de Bassinko.

 

On se rappelle, le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, avait manifesté sa colère lors de son passage  sur le site de Bassinko, le 8 février dernier. En effet, il  avait trouvé sur ce site, un démarrage de travaux de  construction qui n’auraient pas reçu une autorisation préalable du ministère de tutelle. Pour vider le contentieux, le ministre a reçu dans ses locaux, le 3 avril  dernier, les intéressés qui ne sont autre que la Coopérative burkinabè de l’habitat (CBH) avec à sa tête le président Tiefa Somé. Selon ce dernier, parler d’exercice illégal sur le site, serait un langage trop fort. Mais lui, il parlerait plutôt d’incompréhension. « C’était une incompréhension, mais ce n’était pas un exercice  dans l’illégalité. Et Dieu merci, cette incompréhension, a été réglée. Une incompréhension parce que nous avons écrit  à plusieurs reprises au ministère. Et certainement, vu le fait que leur calendrier est très chargé, ils n’ont pas pu examiner les dossiers. Alors sans nous rendre compte, nous sommes  partis construire sur un terrain qui avait été déjà réservé. Et c’est pour  ça qu’ils nous ont parlé d’illégalité. Les constructions qui sont sur le terrain, le ministère se chargera d’y  trouver une solution. Etant donné qu’on n’était pas à un niveau avancé dans les réalisations ». Le ministre Bonanet, quant à lui, pense que l’incident était dû au fait que la Coopérative burkinabè de l’habitat avait démarré les travaux dans une zone qui n’était pas   indiquée. Les pourparlers du jour, selon le ministre, leur ont permis de se parler et de se  comprendre. Il a affirmé qu’une autre zone a été  trouvée, dans laquelle la Coopérative pourra   continuer ses activités sans problème. Il a rappelé que dans le cadre de l’aménagement d’une ville, il y a des zones réservées pour telle ou telle activité et que l’on ne peut pas construire où on veut. « Par exemple, si aujourd’hui vous voulez construire des logements, vous ne pouvez pas les construire à la Place de la Révolution », a-t-il précisé. Il a aussi dit en substance que  les réalisations de la CBH  qui ont été faites dans leur première tranche, sont de belles réalisations. Et le souhait du ministère est de voir ces réalisations continuer, pour  pouvoir participer au programme national de logements. De son avis, le programme de construction de logements n’est pas seulement l’affaire du  ministère de tutelle.  « Il y a les acteurs comme la CBH, les OSC et les promoteurs immobiliers dont les interventions font beaucoup de bruit ces derniers temps. A la sortie de la rencontre de la commission interministérielle avec le Premier ministre, il  y a un projet d’encadrement de ces activités-là, de manière à ce qu’il y ait une complémentarité entre les réalisations des promoteurs immobiliers et des coopératives, parce qu’il y en aura d’autres, et celles des particuliers ». Et c’est tout cela qui va, selon lui,  permettre d’amoindrir la question des logements au Burkina.

Ben Issa TRAORE

 

 

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