Ombre et lumière

MINISTRE NICOLAS MEDAH A PROPOS DES INFRASTRUCTURES SANITAIRES « Nous reconnaissons le manque d’hygiène dans certains centres de santé, mais nous travaillons pour changer cela»

Le ministère de la Santé a organisé une rencontre d’échanges avec les journalistes, le 18 décembre 2018 au ministère à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre avec la presse était de faire le point des différentes infrastructures réalisées par le ministère avant que ces derniers n’aillent sur le terrain pour un constat de visu.

C’est à la veille de la sortie qu’il a organisée pour visiter certaines infrastructures, que le ministère de la Santé a tenu une rencontre avec les journalistes. Une rencontre à l’allure d’un point de presse qui a permis aux femmes et hommes de médias d’avoir des échanges francs et fructueux avec le premier responsable du département. D’entrée de jeu, le ministre de la Santé, Nicolas Médah, a indiqué que la rencontre visait à faire le point de la mise en œuvre des interventions devant permettre l’atteinte de l’effet attendu qui est l’accès aux services de qualité à tous. En évoquant la question de l’accroissement des infrastructures sanitaires et le renforcement du niveau d’équipement, le ministre Médah a indiqué que son ministère a, de 2016 à aujourd’hui (ndlr), avec l’appui des partenaires techniques et financiers, pu réaliser plusieurs infrastructures sanitaires et d’autres sont toujours en cours de réalisation. Pour ce faire, il a noté que 135 nouveaux CSPS ont été construits ou normalisés dont 107 équipés et 28 non équipés, 86 CSPS sont en cours de construction et d’équipement. Il a aussi signifié que 14 CSPS ont été transformés en centres médicaux et 33 CSPS sont en cours de transformation aussi en centres médicaux.  « J’invite ceux qui s’étaient opposés à la mise en œuvre du PNDES d’être des témoins de sa réussite dans tous les secteurs de développement », a-t-il dit. Malgré ces différentes infrastructures dans le secteur de la santé, l’arbre ne doit pas cacher la forêt, car beaucoup de choses restent à faire en matière de sensibilisation et de réalisation. « Nous reconnaissons le manque d’hygiène dans certains centres de santé, mais rassurez-vous que des mesures sont prises pour un changement de comportements. Cette sortie de terrain pour visiter les infrastructures est aussi une occasion pour les journalistes de voir et critiquer les failles qu’il y a dans le système de santé. Donc, mes chers journalistes, faites-nous part de vos différentes impressions et propositions », a-t-il souhaité. Tout en soulignant que beaucoup de mesures seront prises, notamment la mise en place des cellules de veille, la mise en place d’un numéro vert, l’implication des OSC à travers une plateforme au niveau des réseaux sociaux afin de renforcer la qualité des soins dans le système de santé. A la question de savoir pourquoi le manque de CSPS dans d’autres zones où il y a beaucoup d’habitants, le directeur général des Etudes et statistiques sectorielles, Dr Abdoulaye Nikiéma, a expliqué que dans les processus de création de CSPS, la zone doit avoir dans les normes 5 000 habitants environ, la distance qui doit séparer le CSPS de celui le plus proche doit être au-delà de 15 kilomètres et le coût de la réalisation d’un CSPS complet varie entre 150 à 200 millions de F CFA. Notons que cette sortie de terrain qui débute aujourd’hui va s’étendre jusqu’au 22 décembre dans les régions du Centre, des Hauts-Bassins et de la Boucle du Mouhoun.

Valérie TIANHOUN

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