MISE EN ŒUVRE DU PNDES Ça tourne toujours au diesel

MISE EN ŒUVRE DU PNDES     Ça tourne toujours au diesel

 

 Le Bureau de suivi des engagements présidentiels a rencontré les membres du gouvernement afin de leur faire le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du PNDES. Grossomodo, l’on retient que le PNDES peine à porter les promesses des fleurs au regard des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. La rencontre s’est tenue à la Primature, le 25 septembre 2017.

 

Le Plan national de développement économique et social (PNDES) constitue la boussole de développement du Président Roch Marc Christian Kaboré. Pour assurer une mise en œuvre efficace des différents engagements contenus dans ce référentiel, un Bureau de suivi des engagements présidentiels a été porté sur les fonts baptismaux. Présidé par le Dr Magloire Mathias Somé, il a pour missions, entre autres, de faire régulièrement le point de la mise en œuvre des promesses du Président du Faso au gouvernement. C’est à cet exercice qu’il s’est attelé en rencontrant, le 25 septembre dernier à la Primature, les membres du gouvernement. « Cet exercice consistait à faire un bilan à mi-parcours du niveau de réalisation des engagements du Président de la République », a affirmé le Dr Magloire Mathias Somé. C’est un exercice qui avait pour but, a-t-il ajouté, de déclencher le dialogue entre le Bureau de suivi et le gouvernement, de manière à pouvoir ajuster un certain nombre de mesures devant permettre un meilleur taux de réalisation des engagements du Chef de l’Etat.

Le bilan à mi-parcours révèle que la mise en œuvre du PNDES n’est pas à la hauteur des attentes des acteurs. « Le diagnostic montre qu’il y a des difficultés au niveau de la plupart des ministères », selon M. Somé.

La première difficulté a trait à l’appropriation du contenu du PNDES par les acteurs. « Certains acteurs ne savent pas ce qu’ils doivent faire pour contribuer à la mise en œuvre du PNDES. Certains cadres des ministères n’ont pas une bonne compréhension du contenu du PNDES », regrette le chargé du Bureau de suivi. Les mécanismes de financement des projets dans les ministères, constituent la deuxième plaie de l’implémentation du PNDES.

Face à cette réalité, le Bureau de suivi dit avoir proposé des pistes de solutions afin de redresser la barre. Le premier remède, selon le chargé de suivi, porte sur une meilleure responsabilisation des acteurs. « Il faut multiplier les actions à l’endroit des acteurs que sont le gouvernement, les collectivités territoriales, afin qu’ils s’approprient le contenu du PNDES », dixit le Dr Somé.

L’autre solution consistera à instaurer un meilleur dialogue pour éviter les discordances et permettre d’effectuer les décaissements pour la réalisation des activités prévues.

Avec ces réajustements, l’organe de suivi pense que les résultats seront plus éloquents à la prochaine rencontre de bilan.

 

Ousmane TIENDREBEOGO

 

 

 

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1 Commentaire

  1. ANTA

    « Il faut multiplier les actions à l’endroit des acteurs que sont le gouvernement, les collectivités territoriales, afin qu’ils s’approprient le contenu du PNDES ». Cela veut dire que même les membres du gouvernement ne savent pas ce que PNDES veut dire. Et comme c’est notre boussole, je parie qu’ils vont envoyer en brousse. Le Président du Faso doit les chasser tous en commençant par le premier ministre. Depuis, il nous rabat les oreilles avec le PNDES or ses collaborateurs eux mêmes sont hors sujet.

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