M/PRSCA : Idrissa Nogo exclu

M/PRSCA : Idrissa Nogo  exclu

Les membres du Mouvement plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA) avec à leur tête Claude S. Ouédraogo, ont animé une conférence de presse dans la matinée du 11 juillet 2017 à Ouagadougou, pour annoncer officiellement l’exclusion de leur camarade Idrissa Nogo, du mouvement. Ils se sont aussi prononcés sur les dossiers pendants en Justice.

Idrissa Nogo n’est plus membre du M/PRSCA. Ainsi en ont décidé  14  membres sur 18  de l’association, à l’issue de leur Assemblée extraordinaire du 22 mai dernier.  Ils étaient face à la presse le 11 juillet dernier, pour expliquer les raisons de l’exclusion de leur camarade de leur association. « Le camarade Idrissa Nogo est exclu de toutes les instances du Mouvement plus rien ne sera comme avant pour fait de fautes gaves répétées depuis le 21 mai 2017. Son exclusion a été prononcée par acclamation, à la suite d’une décision en assemblée extraordinaire des 14 membres présents sur les 18 que compte le bureau exécutif, conformément aux dispositions de nos textes en vigueur. L’intéressé  (NDLR : Idrissa Ngo) a réceptionné sa lettre par les bons soins d’un huissier et ampliation a été faite au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation ainsi qu’au Conseil national des organisations de la société civile du Burkina (…). Idrissa Nogo n’est plus habilité à agir au nom du MPRSCA», a soutenu le Secrétaire général, chargé de la prospective et de l’innovation du M/PRSCA, Claude S. Ouédraogo. A l’en croire, les fautes  commises par Idrissa Nogo sont liées à « son entêtement à organiser deux conférences de presse clandestines, sans l’aval ni la participation de la majorité des membres du bureau exécutif, « son mépris vis-à-vis du bureau exécutif »,  « sa frauduleuse intrusion dans le bureau exécutif pour se faire élire comme coordonnateur tout en étant conseiller municipal d’un parti politique ».  

« Le peuple ne comprend plus rien de sa Justice »

Pour les membres du M/PRSCA, ces attitudes sont contraires aux textes en vigueur du mouvement.  « Par conséquent et en toute légalité, il vous est interdit d’agir, de poser des actes, de parler au nom du M/PRSCA sous peine de poursuites judiciaires. Aussi, vous êtes prié de restituer tout le patrimoine du mouvement en votre possession », ont lancé les membres du mouvement à leur ancien camarade Idrissa Nogo. Autre question abordée au cours de la conférence de presse est celle liée à la Justice, en l’occurrence les dossiers qui y sont pendants. « Le peuple ne comprend plus rien de sa Justice. Il aurait parié qu’après le départ de Blaise Compaoré, les dossiers de crimes de sang comme celui du capitaine Thomas Sankara, le dossier de Norbert Zongo, celui de Dabo Boukary, du juge Salifou Nébié, ne tarderaient pas à connaître leur dénouement. Mais jusqu’à présent, on n’entend seulement que les termes : « les dossiers avancent et suivent leur cours normal ». Nous, nous sommes au regret de constater que l’impunité avance et suit son cours », a fulminé le Secrétaire général (SG), chargé de la prospective et de l’innovation du M/PRSCA, Claude S. Ouédraogo. C’est pourquoi il  a interpellé les autorités judiciaires à plus de « responsabilité et de rigueur dans la gestion des dossiers ».

Krouga LOUGUE

 

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