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MUTINERIES DE 2011 : Les 136 policiers radiés demandent l’indulgence du gouvernement

MUTINERIES DE 2011 : Les 136 policiers radiés demandent l’indulgence du gouvernement

 

Les 136 policiers radiés en 2012, suite aux mutineries de 2011, ont convergé hier 10 janvier 2017 devant leur ministère de tutelle. Objectif : demander l’indulgence et la compréhension du gouvernement, afin qu’ils puissent être réintégrés au sein de la Police nationale pour contribuer à la sécurité du pays.

Demander pardon et entamer des procédures de négociation pour leur réinsertion au sein de la Police nationale. C’est la raison de la demande d’audience des policiers radiés en 2012, ce 10 janvier 2017, au ministre en charge de la Sécurité. Au nombre de 136 dont un  commissaire de police et un officier, ils souhaitent être réintégrés dans les rangs de la police pour servir la Nation burkinabè. Aux dires de leur porte-parole, Mahamadi Tidiga, leur présence devant le ministère, était de pouvoir rentrer en contact avec leur hiérarchie, notamment le ministre de tutelle, pour être situés sur leur dossier de demande de réintégration à la Police nationale. Le ministre semble être en réunion, a-t-il signifié, mais il a promis de les recevoir incessamment pour qu’ils échangent davantage sur leur situation. « Nous sommes déterminés plus que jamais, donc nous resterons pour attendre, peu importe le temps qu’il prendra pour nous recevoir. Une lutte ne se gagne pas en un jour, et nous avons franchi des années avant cette année, mais nous nous sommes fixés cet objectif en souhaitant que 2017 sera l’année cruciale pour notre dossier », a-t-il ajouté. Le porte-parole a aussi noté qu’ils ont espoir qu’ils pourront avoir gain de cause en cette année 2017, raison pour laquelle ils ont d’ailleurs commencé les négociations en début d’année. Revenant sur les faits de leur radiation, Mahamadi Tidiga a précisé qu’ils ont été radiés de la Police nationale en mars 2012 suite aux mutineries qui sont survenues à la Police nationale en avril 2011. A cette époque, a-t-il poursuivi, il y a eu quelques mouvements qui ont rassemblé des gens qu’on avait dénoncés de part et d’autre pour certains faits. La sanction qui leur a été infligée, a-t-il laissé entendre, a été d’un degré élevé, si bien qu’ils se sont vu devenir les victimes de la situation. Par la suite, ce qu’ils ont  réclamé en son temps, a été adopté après leur radiation. Le porte-parole a aussi déploré le fait que depuis 2012, ils  négocient, mais l’autorité a toujours été sourde à leurs doléances.  « Mais cette année, nous avons décidé de changer de tactique, car peut- être que c’est la manière de négocier qui ne leur convenait pas », a-t-il conclu.

Valérie TIANHOUN

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