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NIANGOLOKO : Les scolaires décrètent 72 heures de grève

NIANGOLOKO : Les scolaires décrètent 72 heures de grève

Non contents de l’attitude des autorités et des parents d’élèves vis-à-vis de la gestion de la crise qui secoue le monde scolaire à Niangoloko, les élèves de cette localité, organisés au sein de l’Association des scolaires de la Comoé (ASC), ont décidé d’une grève de 72 heures pour compter du 4 janvier 2017. Selon les responsables de l’ASC, les cours ne reprendront que lorsque les parents auront accepté de mettre fin aux agressions d’élèves et lorsque l’administration aura reconnu l’ASC dans la commune de Niangoloko.

Les scolaires de la cité de Santa, Niangoloko, dans la Comoé, ont décrété 72 heures de débrayage à partir du 4 janvier 2017, jour de reprise des cours après les congés du premier trimestre dans les établissements d’enseignement secondaires. Si l’on tient compte du début de leur mouvement d’humeur, cela fait exactement un mois que les élèves de Niangoloko ne suivent plus les cours. Selon leur leader Moussa Ouattara, cette grève vise à protester contre l’inaction des autorités communales de Niangoloko vis-à-vis de la situation qui prévaut dans les lycées et collèges de la localité. A entendre Moussa Ouattara, durant les deux semaines de congé, les élèves s’attendaient à ce que les autorités ou les parents entament une série de négociations pour la sortie de crise. Mais, a lancé Moussa Ouattara, durant deux semaines, nous avons attendu mais en vain. Toujours selon lui, c’est ce qui les a conduits à décréter ces trois jours de débrayage à partir du 4 janvier, quand bien même en arrivant à l’école ce jour, ils ont trouvé les salles ouvertes. « Lorsque nous sommes arrivés ce 4 janvier 2017, les classes qui avaient été fermées par les parents le 19 décembre 2016 étaient ouvertes. Avant de les intégrer, nous avons demandé à rencontrer le proviseur pour élucider un certain nombre de points relatifs à notre plateforme revendicative. Mais contre toute attente, celui-ci n’a pas daigné sortir de son bureau et un agent de l’administration nous a même dit qu’il était absent ». Pour le responsable ASC du lycée municipal de Niangoloko, la reprise des cours est désormais assujettie à la satisfaction des trois premiers points de revendication, à savoir l’arrêt pur et simple des intimidations et agressions et toute atteinte aux libertés individuelles d’association et d’opinion des militants de l’Association des scolaires de la Comoé (ASC), la reconnaissance du bureau de l’ASC qui a été mis en place par les élèves et l’instauration d’un dialogue franc, fructueux et correct entre parents et élèves. « Si les parents et l’administration veulent une sortie de crise, ils n’ont qu’à satisfaire ces points en premier », renchérit Moussa Ouattara.

Le proviseur du lycée municipal, Cheik Baïkoro, que nous avons joint au téléphone explique en revanche qu’il n’a jamais refusé de recevoir les élèves. « Si je ne suis pas sorti pour écouter les élèves ce 4 janvier 2017, c’est parce que je craignais pour ma sécurité », a lancé le proviseur qui précise que lorsque les élèves se sont présentés devant l’administration, il était en rencontre avec les surveillants dans une autre salle. « Ma moto était garée devant les bureaux et je pouvais les apercevoir ». De plus, martèle le proviseur, ce n’était pas seulement les responsables de l’ASC qui se sont présentés. C’est l’ensemble des élèves de l’établissement qui se tenaient devant mon bureau. Et pour les mobiliser de la sorte, les responsables de l’ASC ont fait le tour des classes pour dire aux élèves de se rendre devant l’administration parce qu’ils allaient obliger le proviseur à sortir pour leur parler. Pour mobiliser les élèves d’autres classes qui étaient réticents à sortir, relate Cheik Baïkoro, ils leur ont dit que c’est le proviseur qui demande à leur parler. C’est, de l’avis du proviseur, ce qui a fait sortir certains de leurs classes. Un habitant de Niangoloko que nous avons touché sur la question se demande, quant à lui, si le gouvernement attend qu’il y ait mort d’homme avant de s’intéresser à la situation.

Mamoudou TRAORE

 

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1 Commentaire

  1. Anonyme

    chers camarades, la charité bien ordonnée commence par soi même ; c,est à nous de construire notre avenir sinon personnee ne peut le construie à notre place. on étudie pas pour quelqu’un; c,est pour nous même. Il belle et bien de revendiquer nos drois, mais il faut savoir comment le faire. soyons conscien de ce que nous faisons maintenant. on ne rêve pas la vie on vie la vie. faire un mois sans faire cours ne vous dit rien? mon Âme est triste, car l’échec frappe nos portes . chers élèves, moi je ne suis pas contre de l’ASC , mais je suis contre de ce que l’ASC fait maintenant. si on veut bien récolté du miel il ne faut pas déranger la ruche. ok? je m’excuse si j,ai touché les coeurs.

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