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NOËL 2018 : Quand le Cardinal Philippe Ouédraogo titille les gouvernants

 

Le réveillon de Noël fut une nuit illuminée où tous les fidèles catholiques ont célébré la naissance de Jésus Christ. Au Burkina Faso, principalement à la cathédrale de Ouagadougou, le réveillon de Noël fut aussi électrique. Et c’est le Cardinal Philippe Ouédraogo, Archevêque métropolitain de Ouagadougou, qui a célébré la messe du 24 décembre en compagnie de 4 prêtres. Au cours de cette nuit où « le Sauveur nous est né », le Cardinal Philippe Ouédraogo a axé son message sur le respect de la vie humaine. Il a aussi invité les gouvernants à être de bons serviteurs du peuple.

Tandis que certains font la messe du réveillon sous la neige, c’est sous une fraîcheur propre au mois de décembre que les Ouagalais ont célébré la naissance du Christ Sauveur. Et à la Cathédrale de Ouagadougou, c’est au clair de la lune que la messe a été célébrée. Anonymes et autorités gouvernementales, n’ont pas marchandé leur présence à cet évènement religieux. La veillée de Noël a débuté aux environs de 21 heures. Le ton a été donné par les fanfares, les tam-tams et les voix mélodieuses des choristes qui chantaient comme « les anges du ciel qui ont entonné l’hymne des cieux » à la naissance de Jésus Christ. Après la lecture de l’évangile, le Cardinal, tout de blanc vêtu, s’est adressé aux fidèles catholiques et aux gouvernants durant une vingtaine de minutes. A ceux « qui ont reçu le mandat de gouverner », le Cardinal les a invités à un dialogue franc entre acteurs de la société et entre les générations et les cultures. Car, à son entendement, il n’y a pas de paix sans confiance réciproque. « L’engagement politique est l’une des plus hautes expressions de la charité », a-t-il laissé entendre. C’est pourquoi l’archevêque de Ouagadougou a souhaité qu’au regard du contexte d’insécurité et de la conjoncture socio-économique du pays, les gouvernants sauvegardent les droits et devoirs de tous les citoyens et ce, sans discrimination aucune. En cela, l’Etat doit préserver la cohésion sociale et l’unité nationales. Pour l’Archevêque métropolitain de Ouagadougou, c’est un appel fort à tous les dirigeants qui doivent se considérer toujours comme des serviteurs.
« Oui, le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous », s’est exclamé le Cardinal Philippe Ouédraogo dès l’entame de son homélie. Une assertion qui exprime le mystère qui entoure l’enfantement. Le Cardinal a révélé que la naissance du roi libérateur est un appel au respect de la vie humaine. C’est pourquoi, il a condamné l’avortement qui est une culture de la mort. « Notre monde d’aujourd’hui prône l’avortement, l’homicide et les attentats de tous genres », a-t-il relevé. Pour lui donc, la naissance du christ est un véritable hymne pour la culture de la vie. De ce fait, le Cardinal a invité les catholiques à s’inspirer du 5e commandement de Dieu qui dit : « Tu ne tueras pas ».
Après l’homélie, les fidèles chrétiens ont commémoré l’Eucharistie et rendu grâce à Dieu pour « L’Enfant qui nous est donné ».

Françoise DEMBELE

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