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NOMINATION D’UN VICE-PRESIDENT ET D’UN PREMIER MINISTRE EN RCI : ADO redistribue les cartes

NOMINATION D’UN VICE-PRESIDENT ET D’UN PREMIER MINISTRE EN RCI : ADO redistribue les cartes

 

C’est acté ! L’ancien Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a été nommé premier vice-président de la République de Côte d’Ivoire et Amadou Gon Coulibaly comme Premier ministre. L’annonce a été faite, hier, 10 janvier 2017, par le chef de l’Etat himself. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président Alassane Dramane Ouattara (ADO) n’a pas déjoué les pronostics. Car, la rumeur courait depuis un bon moment que son choix se porterait sur les deux hommes. En tout cas, en nommant Daniel Kablan Duncan comme premier vice-président, cela, on le sait, participe du souci d’ADO de respecter le pacte qui lie son parti, le RDR, au parti de Henri Konan Bédié, qui veut que la présidence de la République échoie au PDCI en 2020. En le faisant, ADO coupe l’herbe sous les pieds des jeunes loups de son parti, en l’occurrence Guillaume Soro et Ahmed Bakayoko, pour ne citer que ceux-là, qui rongeaient déjà leurs freins. Car, du coup, Daniel Kablan Duncan devient le dauphin constitutionnel du chef de l’Etat. Et à ce titre, il est habilité à achever le mandat de celui-ci, en cas d’empêchement. Or, le président Ouattara, dans son message de nouvel an, n’a pas exclu la possibilité de quitter le pouvoir avant même la fin officielle de son mandat. Simple effet d’annonce ou annonce sans effets ? Difficile d’y répondre. Toujours est-il que Daniel Kablan Duncan, le désormais premier vice-président, est dans l’antichambre, attendant le moment opportun pour installer ses pénates au palais de marbre de Cocody.

Tout le monde est servi en attendant 2020

Reste maintenant à savoir si le tandem PDCI/RDR tiendra jusqu’en 2020. Car, au regard des ambitions que nourrissent certains cadres du RDR d’Alassane Ouattara, il y a fort à craindre que le RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) ne vole en éclats. En tout cas, on voit se dessiner le scénario, même si, pour le moment, les ombres tutélaires de Ouattara et Bédié obligent certains à faire profil bas. Mais d’ici à 2020, beaucoup d’eau pourrait couler sous les ponts, si fait que les cartes pourraient être rebattues. De possibles alliances, parfois même contre-nature, ne sont pas à exclure. Car, en politique comme à la guerre, c’est la fin qui justifie les moyens. On l’a vu avec le tout nouveau président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro qui, pour se faire réélire, n’a pas hésité à pactiser avec le Front populaire ivoirien (FPI), tendance Pascal Affi Nguessan. Et ce n’est pas tout. Car, d’aucuns l’accusent à tort ou à raison, d’être derrière la bruyante sortie de la soldatesque en fin de semaine écoulée, histoire de rappeler aux uns et autres qu’il a encore des soutiens au sein de la Grande muette et qu’il faudra compter avec lui. Ce qui a provoqué l’ire du président ADO qui n’a pas fait dans la dentelle en limogeant tous les chefs de l’armée, de la gendarmerie et de la police. Dès lors, on comprend que la réforme constitutionnelle que ADO appelait de tous ses vœux, répondît à un seul objectif : l’équilibre et le partage des pouvoirs entre les différentes forces politiques. Le PDCI à la vice-présidence, le RDR à la primature avec Amadou Gon Coulibaly et l’ex-rébellion représentée par Guillaume Soro au perchoir. Ainsi donc, tout le monde est servi en attendant 2020.

B.O

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