Header

NOUVELLE POLEMIQUE AUTOUR DU SITE D’INHUMATION DE TSHISEKEDI : Quand un cadavre prend en  otage la  vie de la RDC  

NOUVELLE POLEMIQUE AUTOUR DU SITE D’INHUMATION DE TSHISEKEDI : Quand un cadavre prend en  otage la  vie de la RDC   

 

Prévu pour le 11 mars prochain, le rapatriement de la dépouille mortelle de l’opposant congolais, Etienne Tshisekedi, a été reporté sine die. L’annonce a été faite par le frère du défunt, en la personne de Mgr Gérard Mulumba qui précise que la famille n’est plus d’accord avec les autorités au sujet du site de l’inhumation de Tshisékédi. « Lorsque nous étions à Bruxelles, nous pensions que tout le monde était d’accord pour l’enterrer sur le site choisi par les autorités de Kinshasa. Mais une fois sur place, nous nous sommes rendu compte que les membres de la famille restés à Kinshasa et la base  de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) sont catégoriquement opposés à cette option », a déclaré le prélat qui ajoute : « Nous devons d’abord renégocier un autre site avec les autorités ». Voilà donc qui relance de plus belle le débat sur le lieu où sera inhumé le Sphinx de Limeté, alors même que les travaux étaient beaucoup avancés au cimetière de la Gombé situé au centre-ville de la capitale congolaise.

Il s’agit d’une danse macabre dont personne ne peut prévoir l’issue

A ce propos, on a l’impression que la famille biologique du défunt s’est finalement rangée sur la même position que les militants de l’UPDS, même si, à la différence avec ces derniers, les proches ne disent pas ouvertement où ils souhaitent que soit enterré le leur. Or, cela fait maintenant plus d’un mois que Etienne Tshisekedi est décédé d’une embolie pulmonaire, à Bruxelles. Pris en otage, son cadavre continue de diviser les Congolais ; chacun voulant tirer profit de la situation. En effet, alors que l’opposition fait des pieds et des mains pour que soit mis en œuvre l’accord politique du 31 décembre avant l’inhumation du Vieux, le pouvoir, quant à lui, cherche à gagner du temps ; histoire de retarder les échéances électorales de décembre prochain marquant du même coup la fin du mandat du président Joseph Kabila. Il s’agit là d’une danse macabre dont personne ne peut prévoir l’issue, mais qui, toutes proportions gardées, risque d’affecter la cohésion nationale déjà mise à rude épreuve. C’est pourquoi d’ailleurs, l’Union européenne (UE) a une fois de plus menacé de prendre des sanctions ciblées contre ceux-là qui, par leur comportement, entraveront la mise en œuvre de l’accord politique de la Saint- Sylvestre. Espérons donc que cela produira l’effet escompté et que la RDC ne basculera pas dans le chaos, du fait de l’incurie de sa classe politique.

B.O

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+