LA NOUVELLE DU VENDREDI : Balance ton harceleur !

LA NOUVELLE DU VENDREDI  :   Balance ton harceleur !

 

 

Depuis quelques semaines, l’actualité à l’autre bout du monde est consacrée à cette  révolution phénoménale. Un mouvement salué à sa juste valeur par les âmes sensibles et éprises de vraie justice. Des dénonciations déclenchées par les femmes victimes de harcèlement sexuel dans le milieu professionnel. Enfin, des pionnières victimes ont osé  prendre la parole en dénonçant les abus :

 «Balance ton … harceleur ! »

 

Ces femmes harcelées, agressées, exploitées et abusées injustement par des patrons trop puissants  censés les protéger dans leurs lieux de travail. Cet infernal abus  a fini par alerter l’opinion générale.  Ce  noble combat  pour le respect  et la dignité de la femme a fini par payer. Depuis, la justice balaie et  fait tomber  en cascade des mâles trop imbus de leur personne. Des hommes immoraux qui se croyaient intouchables derrière  leur immense fortune,  leur titre et  leur notoriété. Ces patrons irresponsables qui abusent physiquement et  moralement de leurs jeunes employées. Une lâcheté.

Cette plaie de la déchéance humaine est un phénomène universel. Partout, le ver est déjà dans le fruit. Des hommes sans foi ni loi, dans le bassin de la cupidité nauséabonde.  Le pays des hommes intègres ne fait pas exception.

Près de nous,  chaque jour des jeunes femmes et des jeunes filles souffrent  par de peur de perdre leur emploi. De peur de  replonger dans l’enfer du  chômage, ces femmes supportent au bout  de l’écœurement  les assauts et les attouchements de ces patrons à la main monstrueuse et  trop baladeuse. Des débiles mentaux, obsédés sexuels et  prédateurs sans vergogne.

Le comble dans ce calvaire, oser parler, dénoncer son patron pour harcèlement sexuel est un vocabulaire tabou dans notre société.  Et s’en sortir sans dommage ni humiliation pour la victime par la condamnation du fautif, est un combat difficile et hasardeux.

Beaucoup de jeunes femmes, les plus courageuses et inflexibles, de guerre lasse, finissent simplement par rendre le tablier professionnel pour sauver leur dignité. Parfois, sous le regard moqueur du violeur qui  regarde partir la sainte et l’œil déjà posé sur une dizaine, voire une centaine de nouvelles venues, prêtes à tout pour le poste.

Une grave erreur et fatale pour les consentantes. Car, la chute est longue, vertigineuse et très douloureuse. Le plus souvent, les victimes, humiliées dans la profondeur de l’âme, restent muettes. La raison : la peur du scandale et surtout les lourdes conséquences dans leur vie de société.

Dans ce contexte, comment faire changer les mentalités ?

Comment réunir des preuves conséquentes et appliquer sévèrement la loi à ces criminels ?

Comment  faire comprendre à ces cupides, le droit au rendement professionnel de leur employée et le devoir de respect de  leur corps au nom de la morale ?

Il y a quelques mois, Josiane, une jeune amie étudiante en stage dans un ministère, me confiait ceci : « J’ai hâte que finisse ce stage et que je puisse entrer en possession de mon attestation ».

A la recherche d’un emploi, la jeune fille stagiaire  représente aux yeux de ces hommes, la quarantaine, la cinquantaine et même la soixantaine bien sonnée et  tous mariés… une proie de choix. Père, époux et  prétendus responsables sérieux de service, beaucoup sont des voyous au col blanc d’étreintes imposées au bureau à une pauvre stagiaire. Pour une jeune fille, il faut vraiment s’armer de courage et de dignité pour éviter les pièges.

Pas plus tard qu’hier,  Rihanata,  ma jeune cousine,  contre les propositions indécentes de son patron, a tenu bon en le dénonçant à la police :

  • Advienne que pourra ! J’ai démissionné hier. C’était vraiment invivable et intenable avec ce dégoûtant.
  • Courage ma fille ! Tu as notre entière confiance. Quand par le diable une fenêtre se ferme,  une grande porte s’ouvre quelque part par la bonté de Dieu.

 Hommes du pays des hommes intègres,  soignons sensibles,  restons humains et protégeons noblement celles que le Seigneur a mises sous notre autorité.  Evitons les abus.  Pensons  à nos propres sœurs, à nos propres filles et à nos petites filles. Tôt ou tard, le Créateur, Justicier des justiciers nous demandera des comptes.

Ousseni Nikiema, lescontesdedunia@yahoo.fr 70-13-25-96

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+