OMS :Vers l’éradication d’EBOLA?

OMS  :Vers l’éradication d’EBOLA?

 L’Organisation mondiale de la santé (OMS), a, au terme d’une réuni qui a rassemblé hier, à Genève, 200 experts, sélectionné 8 traitements et deux vaccins à développer pour endiguer le virus Ebola. C’est une décision à saluer à sa juste valeur car elle pourrait conduire à l’éradication d’Ebola. Mais l’on peut s’interroger sur le temps que cela prendra car l’épidémie, on le sait, est plus rapide que les hommes qui la combattent.  Et même si l’on réussissait à relever le défi de la rapidité, un autre problème pourrait se poser, celui de la distribution des sérums et des vaccins. Autant dire que le bout du tunnel est encore loin. Mais l’on peut se réjouir du fait que l’OMS a pris le problème à bras le corps. On peut aussi saluer au passage, le réveil de l’Union Africaine qui compte tenir une réunion le lundi prochain en Ethiopie, en vue de mettre en place une stratégie régionale pour bouter Ebola hors du continent noir. Sans doute que la Communauté internationale s’est rendu compte de l’urgence qu’il y a, à combattre sérieusement cette maladie qui ne fait pas de quartier à l’Afrique. Et il faut nourrir l’espoir que les différentes initiatives prises soient concluantes. En effet, six mois après le début de la croisade contre la fièvre rouge, les fruits n’ont toujours pas tenu la promesse des fleurs car la maladie  continue de gagner du terrain. Et l’espoir de la stopper dans un bref délai semble faible car la présidente de Médecins sans frontières, Jeanne Liu, a déclaré que « le monde est en train de perdre la bataille contre Ebola».  Une annonce qui a fait froid dans le dos quand on sait que cette maladie est hautement contagieuse.  En tout cas, il s’agissait là d’une déclaration alarmante et inquiétante aussi bien pour ceux qui sont sous les fourches caudines de la maladie que pour les sujets bien portants. Il ne fait pas de doute que cette sortie de la présidente de MSF a dû créer  une certaine panique chez les Africains qui, jusque-là, sont impuissants face à Ebola. Mais elle pourrait aussi avoir eu un effet sur les dirigeants du continent noir qui comptent s’organiser pour lutter contre ce mal qui répand la terreur. On ne lutte pas contre une maladie aussi dangereuse avec de simples mots ; il faut des actions concertées, fortes et coordonnées. En effet, les propos de la présidente de MSF ont mis à nu le caractère inadapté des stratégies mises en place par les pays africains pour lutter contre cette épidémie qui tue sans ménagement. On se demande d’ailleurs de quels moyens dispose l’Afrique pour combattre cette fièvre rouge qui lui a déjà arraché plus d’un millier de bras valides. Les plateaux techniques, en Afrique, sont mal équipés. A cela s’ajoute le manque criard de médecins dans la plupart des pays. Comment peut-on, dans de telles conditions, lutter efficacement contre un virus qui n’épargne personne? En vérité, l’Afrique paie les conséquences de son inertie dans le domaine de la recherche. Les princes qui nous gouvernent préfèrent plutôt financer des charlatans et autres personnages de cet acabit, dans le seul but de mieux conserver leur pouvoir, que de financer la recherche. Le microbe, dit-on, ne se développe qu’en terrain favorable. Et tant que les têtes couronnées du continent ne repenseront pas leurs politiques sanitaires, Ebola se propagera ad libitum. Par ailleurs, l’Afrique devrait arrêter de parler de souveraineté, car même après cinquante ans  d’indépendance, la preuve est faite qu’elle n’est même pas capable de produire une seringue. Cela dit, il faut souhaiter que les Occidentaux se montrent assez humanistes pour ne pas laisser mourir les Africains comme des rats. Mais on le sait, la philanthropie des Blancs a des limites car, racisme aidant, certains d’entre eux voudraient bien voir disparaître un jour les Noirs de la planète. Du reste, ils sont nombreux, les Occidentaux qui estiment que les Africains sont trop nombreux sur la planète et qu’il serait bien qu’une calamité réduise leur nombre. En tout cas, on espère que des raisons mercantiles ou des besoins de réputation, amèneront les Occidentaux à mettre rapidement sur le marché les deux vaccins sélectionnés par l’OMS contre Ebola.

Dabadi ZOUMBARA              

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