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OUMAROU IDANI, MINISTRE DES MINES ET DES CARRIERES

« Mon sable m’a dit que le Burkina Faso a du pétrole dans son sous-sol »

Dans le cadre de la célébration du mois de redevabilité dans le secteur minier burkinabè, le ministère des Mines et des carrières a organisé  une cérémonie de lancement des différentes activités entrant dans le cadre de cette célébration. C’est le ministre en charge des mines, Oumarou Idani, qui a procédé au lancement des activités de ce mois, le 4 septembre 2020, au Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) à Ouagadougou, en présence des journalistes et d’Organisations de la société civile (OSC).

 

« Les mines et les carrières au Burkina : un secteur en pleine mutation ». C’est sous ce thème que se tient la célébration du mois de la redevabilité dans le secteur minier burkinabè. En dévoilant le programme des activités au cours d’une rencontre avec les journalistes et les organisations de la société civile, le ministre des Mines et des carrières, Oumarou Idani, a fait le bilan ainsi que les perspectives des activités de son département. « Le secteur minier se porte bien au Burkina. A ce jour, 17 sites d’exploitation minière sont fonctionnels. Vu les différents résultats et progrès dans le secteur des mines, je peux dire que je me sens comblé ». C’est ce qu’a déclaré le ministre Oumarou Idani. Il a aussi indiqué que d’une production annuelle de deux tonnes jusqu’en 1990, la quantité d’or extraite a été évaluée à 58 tonnes en 2019. Quoi de plus normal que de se réjouir, parce que,  selon le ministre, les recettes directes au budget de l’Etat durant les quatre dernières années, sont de 943, 9 milliards de F CFA. Aussi, étant à la fin du PNDES, a-t-il indiqué, en termes de bilan dans le secteur minier, les recettes d’exportation sont de 4 870 milliards de F CFA. A la mise en place du PNDES, 4 objectifs nous avaient été assignés: « le 1er  objectif est que le PNDES nous imposait que la contribution du secteur minier qui était de 7,9% en 2015, passe à 10,2%. En 2018, nous étions déjà à 12,2% ; mais avec la crise sécuritaire en 2019, nous sommes redescendus à 10,4%, un taux qui est supérieur à la cible de 10,2%. Pour le 2e objectif, on nous demandait de passer de 14%  en ce qui concerne la part locale de fourniture de biens et services en 2015 à 25% en 2020. Ce sont 16%  que nous avons pu réaliser en 2017. Mais nous pensons que nous ne sommes pas loin de la cible », a-t-il dit. Le 3e défi qui était à relever, selon le ministre Oumarou Idani, est la question des investissements de développement local. En 2015, a-t-il indiqué, ils ont constaté que les investissements locaux remontaient à 2 milliards de F CFA pendant que les prévisions à l’horizon 2020 sont passées à 5 milliards de F CFA d’investissements de développement local. « Au niveau des résultats, en 2019, nous sommes déjà à 4, 8 milliards qui ne sont pas loin des 5 milliards et nous  pensons qu’en fin 2020, nous allons dépasser largement la prévision », a-t-il laissé entendre. Et le ministre de situer que depuis l’opérationnalisation, chaque année, du fonds minier du développement local, son département verse aux régions et communes du Burkina 20 milliards de F CFA. « Au lieu de 5 milliards de F CFA, le secteur minier va financer le développement local à hauteur de 25 milliards. Les emplois directs et indirects  du secteur minier qui étaient de 10 000, sont passés à 51 000 en 2019 », a-t-il ajouté. Sur un ton plutôt ironique, le ministre va laisser entendre : « Apparemment, le sous-sol du Burkina n’a pas encore fini de dévoiler ses richesses. Mon sable m’a dit que le Burkina a du pétrole dans son sous-sol. D’ailleurs, dans nos perspectives des années à venir, en plus de relancer le projet de Tambao et l’exploitation des carrières de calcaire à ciment de Tin Akoff,  nous comptons doter le Burkina d’un Code pétrolier et lancer les recherches ». Des défis à relever dans les temps à venir, le ministre en a fait cas dont la sécurisation de l’exploitation minière, la lutte contre les dégâts socio-environnementaux causés par l’exploitation artisanale, la diversification de la production minière  et l’intégration des mines au développement local ainsi que le renforcement de la lutte contre la fraude dans la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Notons que ce mois de redevabilité du secteur minier, connaîtra, dans les jours à venir, des activités comme des rencontres d’information, une caravane de presse, des émissions télé vidéo.

 

Valérie YAMEOGO/ TIANHOUN

 

 

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