PROCES DE JEAN-PIERRE BEMBA POUR SUBORDINATION DE TEMOINS

PROCES DE JEAN-PIERRE BEMBA POUR SUBORDINATION DE TEMOINS

 

Jusqu’au bout du suspense…

Acquitté depuis le 4 juin dernier, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’opposant congolais, Jean-Pierre Bemba, n’a pas encore fini avec les déboires judiciaires. En effet, il était, hier, 4 juillet 2018, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre des faits de subornation de témoins pour laquelle il avait été condamné en première instance, à un an de prison ferme. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le richissime homme d’affaires congolais n’est pas encore au bout de ses peines. Car, en attendant la décision des juges, le parquet a requis contre lui et ses co-accusés, la peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une « amende conséquente » pour avoir « suborné 14 témoins » ; toute chose qui, de l’avis de l’accusation, a favorisé l’acquittement de l’ancien vice-président congolais. Dans tous les cas, à  supposer même que la Chambre de première instance suive le parquet dans ses réquisitions, Jean-Pierre Bemba n’aura plus que quelques mois à passer à La Haye puisque c’est en 2013 qu’il a été inculpé pour subornation de témoins, c’est-à-dire atteintes à la bonne administration de la justice. Dès lors, on comprend pourquoi la défense de chairman, comme on aime à l’appeler, s’insurgeait contre l’enregistrement au greffe, la veille de l’audience du 4 juillet 2018, d’un nouveau document développant une nouvelle ligne d’accusation alors que, dit-elle, son client a « passé plus de temps en détention que la durée de la peine prononcée par la chambre en première instance ». Pour elle,, « le seul remède à (…) est la libération inconditionnelle » de Jean-Pierre Bemba.

Jean-Pierre Bemba sait mieux que quiconque qu’il marche sur des œufs

Mais s’il y a une chose que tout le monde reconnaît, c’est que depuis sa mise en liberté provisoire, le patron du Mouvement de libération du Congo (MLC) s’est gardé de faire des déclarations publiques, conscient que cela pourrait aggraver  son sort. Tant que ne prendra pas fin la procédure judiciaire en cours, il sait mieux que quiconque qu’il marche sur des œufs. Surtout, comme on le dit, s’il souhaite briguer la magistrature suprême dans son pays où les élections générales, sauf report de dernière minute, sont prévues pour se tenir le 23 décembre prochain. En tout cas, un retour de Jean-Pierre Bemba avant la tenue de la présidentielle en RDC, pourrait redistribuer les cartes. Car, l’homme n’est pas n’importe qui. C’est lui qui avait mis en ballotage le président Joseph Kabila, avant d’être arrêté en Belgique en 2008. C’est pourquoi d’aucuns pensent à tort ou à raison que son éventuelle libération  sans condition, pourrait pousser le maître actuel de Kinshasa qui fait des pieds et des mains pour briguer un nouveau mandat, à revoir sa copie. Et c’est peu  dire ! On attend de voir. Mais pour l’heure, la priorité des priorités pour Bemba et les siens, c’est d’en finir avec la Justice internationale. Le reste, on verra.

B.O

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