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Procès des disparus du Novotel : Des peines de prison à vie requise contre les principaux accusés  

Procès des disparus du Novotel : Des peines de prison à vie requise contre les principaux accusés   

Le procès des ‘’disparus du Novotel’’ d’Abidjan en Côte d’Ivoire, tire vers sa fin avec l’étape des réquisitions. En effet, le mardi 11 avril 2017, le procureur général, Souleymane Koné, a rendu son réquisitoire, qui est, pour le moins sévère à l’encontre des cinq principaux accusés : le général Brunot Dogbo Blé, alors commandant de l’ex-garde républicaine, les colonels Jean Aby et Léopold Mody Ohoukou, l’ex-commissaire de police Osée Loguey et Henri Joël Guéhi Bléka. Il leur a requis des peines de prison à vie tout en demandant qu’ils soient privés de leurs droits civiques pour une durée de dix ans et le retrait des distinctions militaires. Le procureur général a également demandé que soit condamné l’ancien milicien, Max Landry Yoro Tapéko, à dix ans d’emprisonnement. Ces réquisitions sont prononcées à la suite de la plaidoirie des parties civiles, le mercredi 5 avril. Les avocats de la défense sont attendus ce mercredi 11 avril 2017 pour, bien entendu, tenter de démonter les charges du parquet général.

Le verdict est donc attendu avec une certaine impatience du côté des parents des victimes

Il faut le rappeler, cette affaire des ‘’disparus de Novotel’’ remonte au 4 avril 2011, au plus fort de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, soit une semaine avant la chute de l’ancien président Laurent Gbagbo. Ce jour-là, un commando avait fait irruption à l'hôtel Novotel d'Abidjan, enlevant quatre personnes : le directeur de l’hôtel Stéphane Frantz Di Rippel, Yves Lambelin, directeur général de Sifca, tous les deux Français, le Béninois Raoul Adeossi et le Malaisien Chelliah Pandian. Il est régulièrement dit qu’ils avaient été emmenés au palais présidentiel mais jusqu’au début du procès le 21 février 2017, seules les restes du corps de l’un d’entre eux ont été retrouvés. L’actuel pouvoir ivoirien avait, aux lendemains de son installation, promis de faire la lumière sur cette autre page sombre de la crise post-électorale. Et dans le procès, cinq des dix accusés, dont huit militaires ivoiriens, sont poursuivis pour "séquestration et assassinat", les autres pour "enlèvement" ou "disparition de cadavres". Le verdict est donc attendu avec une certaine impatience du côté des parents des victimes qui veulent savoir pourquoi ces quatre personnes ont été enlevées et surtout retrouver les tombes ou les corps des trois autres afin de pouvoir faire leur deuil.

D.T

 

 

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