PROJET DE MODIFICATION DES TEXTES DE LA FBF : Ces articles qui suscitent des interrogations

PROJET DE MODIFICATION DES TEXTES DE LA FBF    : Ces articles qui suscitent des interrogations

 

 

La Fédération burkinabè de football (FBF) tient en principe ce dimanche 8 avril 2018, une Assemblée générale extraordinaire (AGO) à Ouagadougou. Des points sont bien évidemment inscrits à l’ordre du jour dont particulièrement la modification des textes fondamentaux.

 

La modification de certains articles des statuts et du règlement intérieur de la Fédération burkinabè de football (FBF) sera le point majeur de l’AGO de cette instance du football burkinabè, prévue le 8 avril prochain à Ouagadougou. En effet, le texte remis aux membres statutaires par le comité exécutif de la FBF pour amendement avant ledit conclave, et dont nous avons eu copie, suscite quelques appréhensions. En effet, on constate à l’article 26, concernant la composition de l’Assemblée générale, que celle-ci comprend, entre autres membres, deux délégués par club de la division professionnelle et autant de délégués par club de la première division. L’interrogation, ici, est de savoir pourquoi évoquer des délégués de club de la division professionnelle alors que c’est une division qui n’a jamais existé et qui n’existe pas. On ne cherche donc pas à savoir quels sont les clubs qui en sont membres. Et à l’article 27 où il est question de la répartition des voix à l’Assemblée générale, ces clubs de la division professionnelle ont trois (3) voix. On pourrait affirmer qu’il n’est pas conséquent d’attribuer des voix à des clubs d’une division qui n’existe pas et on peut donc s’interroger, à quelle fin cela est-il fait. Toujours à cet article 27, il est proposé, par le comité exécutif, que les clubs de première division ont droit chacun à deux (2) voix contre trois (3) voix par ligue régionale. Ce qui était tout le contraire auparavant. L’actuel comité exécutif veut faire marche-arrière comme dans les années 1992 et 2000 où effectivement, les ligues avaient plus de pouvoir sur les clubs. Il a fallu attendre 2002 pour que les choses changent avec trois (3) voix pour les clubs de D1 et deux (2) voix pour les ligues. Comment pourrait-on expliquer aux membres statutaires, cette volonté de changer la donne pour revenir à une disposition ancienne, vieille d’il y a une vingtaine d’années. En plus de cela, il y a comme une envie de manquer de considération aux clubs de troisième division, puisqu’il est proposé de leur attribuer une (1) voix par représentant des clubs par ligue régionale alors que précédemment, ils avaient une voix par club. Il en est de même pour les clubs de deuxième division, à qui il est proposé une (1) voix par club alors que c’était deux voix. Au sujet de la composition du comité exécutif, selon la proposition faite à l’article 42, il doit compter 21 membres dont le président, seul, est élu par l’Assemblée générale. C’est lui qui, désormais, désigne, comme cela est mentionné, les quatre vice-présidents et les seize membres. On veut donc mettre de côté, le scrutin de liste qui a tout de même son importance et donnait un peu plus de cohésion dans la famille du football burkinabè. Si cette nouvelle disposition est adoptée, le président du comité exécutif de la FBF peut choisir, comme il veut, même dans un seul club, ses collaborateurs alors qu’il se serait entendu avec des clubs avant d’être élu. Après son élection, il peut ne plus tenir compte des engagements pris au préalable. Un fait à relever au niveau de l’article 43 portant sur la candidature et le mandat où trois clubs de la division professionnelle font partie des membres avec voix délibératives, qui doivent parrainer le candidat à la présidence alors que ces clubs et leur division n’existent nulle part dans le football burkinabè. Toujours à l’article 43, il est dit que tout candidat ne doit pas avoir plus de 65 ans et moins de 25 ans. Un article qui risque de susciter des débats, mais en attendant, c’est le comité exécutif de la FBF et particulièrement son président qui sont interpellés face à ces nouvelles dispositions dans les textes fondamentaux qui régissent le football burkinabè et qui ont besoin d’attention pour éviter des malentendus entre les acteurs du sport-roi. On espère que les uns et les autres vont travailler pour son avancée.

Antoine BATTIONO  

 

 

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