RACKETS DANS LE SECTEUR DE LA SANTE

RACKETS DANS LE SECTEUR DE LA SANTE

 Ce mal qui aggrave le mal des patients

« La corruption dans le secteur de la santé : manifestation, impacts ; responsabilités des gouvernants, rôle et place des populations dans la lutte ». C’est sous ce thème que s’est ouverte depuis le 1er et ce, jusqu’au 10 décembre, la 13e édition des Journées nationales du refus de la corruption (JNRC), organisée par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN/LAC). Pourquoi le choix de ce thème, peut-on se demander ? « La santé a été sous les projecteurs ces trois dernières années, notamment du fait de nombreuses dénonciations des faits de rackets que subissent les populations de la part d’agents de santé véreux », expliquent les organisateurs qui précisent que « la corruption compromet l’accès effectif des populations, surtout celles pauvres, à des soins de santé de qualité ». Voilà qui est bien dit. Le REN/LAC, il faut le dire, a mis le doigt sur la plaie. Car, la corruption dans le domaine de la santé prend de plus en plus de l’ampleur. Cela se matérialise par des  extorsions de sous à travers la vente parallèle de produits pharmaceutiques. En effet, très souvent, on entend des agents de santé proposer à leurs patients de leur vendre des produits que ces derniers ne pourront pas trouver dans une officine. Ce qui laisse croire qu’en prescrivant déjà l’ordonnance médicale, certains agents de santé sont aminés par le souci de vendre leurs produits. Et ce n’est pas tout. Bien des agents de santé détournent les patients des centres publics pour pouvoir les recevoir dans leurs centres privés respectifs.

Les dirigeants doivent mettre un point d’honneur à lutter contre les rackets

Et là, je sais que beaucoup de gens, pour en avoir été victimes, me donneront raison. C’est devenu la règle au pays des Hommes intègres. Chacun cherche par tous les moyens, même les plus immoraux, à faire fortune. C’est ce qui explique aussi que bien des agents de santé abandonnent hôpitaux et CSPS pour se retrouver dans des cliniques ou cabinets de soins de privés. Je ne citerai le nom de personne mais je sais qu’ils sont nombreux, les agents de santé qui se reconnaîtront d’ailleurs dans mon propos. Comme j’aime à le dire, moi, je n’ai rien contre quelqu’un. Je suis seulement contre tous ceux qui rusent avec leur métier au point de tomber sous le coup de l’éthique et de la déontologie. Voyez-vous ? Il faut savoir raison garder. Certes, la santé n’est pas le seul domaine touché par la corruption, mais le secteur étant très sensible, certaines pratiques ne devraient pas y avoir droit de cité. C’est pourquoi j’en appelle à la responsabilité de tous, à commencer surtout par les dirigeants qui doivent mettre un point d’honneur à lutter contre les rackets dans les centres de santé. Quant aux syndicats et autres regroupements corporatifs, ils se doivent d’éduquer leurs militants au respect scrupuleux des règles d’éthique et de déontologie. Dans le cas contraire, plutôt que le serment d’Hippocrate, ils passeront le temps à faire un serment d’hypocrite. Et moi, je ne manquerai pas de les interpeller chaque fois que j’aurai  vent d’une pratique malsaine.

« Le Fou »

 

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