A la uneLa chronique du fou

REAFFECTATION DE LA SUBVENTION DE L’ETAT ACCORDEE AUX PARTIS POLITIQUES:Une proposition qui tombe à pic

Dans une déclaration relayée par la presse, le président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), Gilbert Noël Ouédraogo, a fait une proposition qui a retenu mon attention. Il suggère, en effet, que les 500 millions de F CFA que le gouvernement remet chaque année aux partis politiques comme subvention de l’Etat, soient réaffectés à la prise en charge des militaires, policiers blessés, déplacés internes qui, ce n’est un secret pour personne, ont besoin de soutien.

On me dira que Gilbert Noël Ouédraogo n’est pas la personne la mieux indiquée et qu’une telle proposition aurait dû faire l’objet de concertations entre les différents partis politiques  de l’opposition qui bénéficient annuellement de la subvention de l’Etat. J’en conviens. Mais il reste que sa proposition n’a rien de mauvais. Bien au contraire, elle tombe à point nommé. Car, par ces temps qui courent où les terroristes menacent l’existence même de notre pays et au moment où nos Forces de défense et de sécurité (FDS) ont besoin d’équipements nécessaires pour faire face à l’ennemi, la priorité de l’Etat, me semble-t-il, n’est pas de subventionner un parti politique. La priorité, c’est plutôt de voir comment on peut venir en aide à nos militaires et policiers blessés ou de soutenir les familles des FDS tombées au front. Sans oublier ces nombreux Burkinabè qui, pour sauver leur peau, ont quitté leurs familles respectives.

Même les partis politiques très critiques, préfèrent garder le mutisme

Je sais que ce que je suis en train de dire ne va pas plaire à certains hommes politiques. Mais, qu’importe ! Moi, je suis fou. Car, pour moi, seul compte l’intérêt général. D’ailleurs, je suis d’accord avec ceux-là  qui demandent à l’Etat de revoir sa politique de subvention aux partis politiques. Je connais des partis qui ne comptent que sur ça alors qu’ils ne contribuent en rien à l’animation de la vie politique nationale. Du reste, je suis sûr que si l’on revoyait cette politique, certains partis disparaîtraient du paysage politique. Et je pense que ce serait mieux, quand on sait que notre pays compte près de 200 partis politiques.

Or, même dans les démocraties les plus avancées que nous aimons tant citer comme exemples, ce n’est pas le cas. Aux Etats-Unis, par exemple, on ne connaît globalement que Républicains et Démocrates. En France, on connaît trois grandes tendances que sont la droite, la gauche et le centre. Certains  me diront que le multipartisme est l’expression d’une vitalité démocratique, mais en quoi sommes-nous en avance sur la France ou les Etats-Unis en termes de  démocratie ? En tout cas, je fais le constat que quand on parle de subvention de l’Etat, même les partis politiques très critiques de l’opposition, préfèrent garder le mutisme. Ils ne sont pas eux-mêmes prêts à faire ce qu’ils exigent des gouvernants .

 

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