REMISE EN CAUSE DE L’AUTORITE DE L’ETAT : Il faut sévir

REMISE EN CAUSE DE L’AUTORITE DE L’ETAT :    Il faut sévir

 

 L’Office national de sécurité routière (ONASER) a entrepris, depuis peu, une campagne de destruction de ralentisseurs sauvages sur les routes nationales. Toute chose que j’ai personnellement appréciée à sa juste valeur. Car, des ralentisseurs construits pêle-mêle, on en trouve un peu partout en ville et hors de nos agglomérations. Il est vrai que le souci des uns et des autres, en érigeant des ralentisseurs, est de minimiser les risques d’accidents de la circulation dans un pays où l’incivisme le dispute à l’irresponsabilité. Mais il y a lieu de respecter la réglementation en vigueur. C’est pourquoi je suis d’accord avec le Directeur général de l’ONASER qui, au cours d’une sortie, en fin de semaine dernière, s’insurgeait contre les populations de Zitenga qui, après la démolition de ralentisseurs dans la localité, en avait érigé de nouveaux et ce, un mois seulement après ladite démolition. « La route, c’est pour le gouvernement. Vous n’avez pas le droit de mettre des ralentisseurs sans l’autorisation des autorités. Si jamais, le gouvernement attrape des gens en train d’installer des ralentisseurs, ils vont répondre devant la loi. Ce n’est pas à vous de décider de là où on doit mettre des ralentisseurs », a prévenu le DG de l’ONASER, Mamadou Ouattara, sur un ton empreint de colère. Pour ma part, je pense qu’il a parfaitement raison. Car, on ne peut pas comprendre que l’autorité décide de détruire des ralentisseurs au motif qu’ils sont mal installés et qu’il s’en trouve des gens pour agir autrement. Ce n’est ni plus ni moins que de la défiance qui mérite d’être réprimée. Car, comme je vous l’ai toujours dit, les gens sont ainsi faits que quand on les laisse faire, ils se croient tout permis.

Il y a des gens qui ont très mal compris la démocratie

 

Surtout dans ce Burkina post-insurrection où chacun fait ce qu’il veut et il n’ y a rien. Certains citoyens pensent que leur liberté est sans limite. Je dis non et non. Nous ne sommes pas dans une anarchie où chacun fait ce qu’il veut et il n’y a rien. Moi-même, je suis fou, mais laissez-moi vous dire que je respecte la loi de mon pays. Je sais distinguer ce qui est permis de ce qui ne l’est pas. C’est ce qui fait ma différence avec certains d’entre vous qui se comportent n’importe comment, allant parfois jusqu’à vouloir exporter leur incivisme. Je le dis parce qu’au détour d’une mission, j’ai vu un Burkinabè  à l’aéroport de Hong Kong, aux prises avec le commandant de bord qui le priait poliment de rejoindre la place qui lui était destinée conformément au ticket d’embarquement. Laissez-moi vous dire que mon compatriote a refusé d’obtempérer et est allé s’asseoir sur le siège d’un autre passager. J’avais de la peine. Je ne pouvais pas lever la tête, tant tous les passagers étaient sidérés et remontés. Voyez-vous ? Le Burkinabè avait une bonne image à l’extérieur. Mais si l’on n’arrête pas ça, je parie que nous courons le risque de ne plus intéresser les autres peuples. Ce que je dis est très fort, je le sais. Mais il faut que l’on se dise la vérité si l’on veut vraiment avancer. Du reste, j’ai l’impression qu’il y a des gens qui ont très mal compris la démocratie. Car, pour eux, tout est permis en démocratie. Si bien qu’ils font parfois dans l’excès. En tout cas, je sais que beaucoup d’entre vous qui me lisent, ne retrouveront pas mon ton généralement badin. Ce qui n’est pas faux. J’ai voulu tenir un langage de vérité à mes compatriotes, pour qu’ils comprennent qu’il est maintenant temps pour nous de changer notre fusil d’épaule.

 

« Le Fou »

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