RENCONTRE D’ECHANGES SUR LES IMPLICATIONS FISCALES DE LA LOI DE FINANCES Pour une meilleure appréhension de la fiscalité appliquée aux entreprises

RENCONTRE D’ECHANGES SUR LES IMPLICATIONS FISCALES DE LA LOI DE FINANCES  Pour une meilleure appréhension de la fiscalité appliquée aux entreprises

La Direction générale des impôts, en partenariat avec la Maison de l’entreprise et l’Association professionnelle des experts et conseillers fiscaux (APECF), a organisé, le 24 janvier 2017, une rencontre d’échanges sur les implications fiscales de la nouvelle loi de finances. Une rencontre qui a eu pour but de sensibiliser l’ensemble des acteurs économiques burkinabè sur la fiscalité afin de permettre un meilleur recouvrement des impôts.

S’informer sur l’ensemble des dispositions des nouvelles mesures fiscales adoptées depuis 2016 dans la loi de finances rectificative, mais aussi et surtout des dispositions contenues dans la nouvelle loi de finances pour lutter contre le faux et la fraude fiscale. Ce sont là les objectifs poursuivis par la DGI, en partenariat avec la Maison de l’entreprise et l’APECF, en initiant la rencontre d’échanges tenue le 24 janvier dernier autour de la fiscalité et qui a réuni l’ensemble des opérateurs économiques du Burkina. Spécifiquement, selon le DG des impôts, Adama Badolo, il s’est agi de les amener à s’approprier les contours des dispositions sur la taxe foncière, entre autres, le relèvement de la taxe sur les propriétés bâties et non bâties et la taxe sur la bière. Les mesures prises également courant 2017 notamment sur l’utilisation du numéro d’identification fiscale comme faisant partie des informations requises par les banques et celles visant à lutter contre le faux et la fraude seront passées au peigne fin, à entendre le DGI. « Nos opérateurs économiques devraient avoir l’information sur toutes ces mesures pour pouvoir mieux les appliquer », a laissé entendre le DGI. Outre ces aspects, pour la direction générale des impôts, il y a toujours nécessité de poursuivre la sensibilisation sur les anciennes taxes. Car, selon Adama Badolo, cela aura pour avantage d’accroître le recouvrement et l’élargissement de l’assiette fiscale. Pour l’accomplissement de cette mission, la DGI peut compter sur ses partenaires dont l’APECF et la Maison de l’entreprise.

 « Nul n’est censé ignorer la loi »

Le premier, l’APECF, joue un rôle de soutien et de lien entre la DGI et les entrepreneurs.  Leur participation pour la tenue de la rencontre d’échange se situe donc au niveau de la formation et de la sensibilisation. « Lorsque les textes sont adoptés, ils sont appliqués par les personnes que nous conseillons. Vu le fait que les lois ne sont pas toujours très bien comprises par ces derniers, nous leur apportons notre appui étant entendu que nul n’est censé ignoré la loi», a laissé entendre le président de l’APECF, Daouda Diallo. Cela, a-t-il poursuivi, aura pour objectif final d’amener les uns et les autres à pouvoir payer le juste impôt pour la construction du pays. Et, pour le directeur général de la Maison de l’entreprise, Issiaka Kargougou, cela est important étant entendu que les entreprises sont des contribuables. A ce titre, a-t-il indiqué, elles doivent connaître les mesures qui sont prises à la foi par le Parlement et le gouvernement pour gérer le système fiscal dans le pays. « Nul n’est censé ignorer la loi, mais encore faut-il que les canaux d’information permettent de connaître ce que la loi et le règlement disent. C’est pourquoi depuis 12 ans, nous avons un partenariat avec la DGI pour que les nouveaux textes qui sont pris soient portés à la connaissance des opérateurs économiques afin qu’ils s’organisent pour pouvoir les appliquer », a relevé Issiaka Kargougou. Il faut noter qu’il ne s’est pas seulement agi que de ces aspects sur la fiscalité. Car, ayant été associée à cette rencontre, l’Autorité supérieure de régulation et de contrôle de la commande publique (ARCOP) y a apporté également des informations sur les nouvelles mesures en matière de commande publique.  Pour le SP de l’ARCOP, Tahirou Sanou, il s’agi spécifiquement de la réduction des délais qui a pour but de palier la problématique de la lourdeur de la commande publique.

Adama SIGUE

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