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REPORT DE LA CAN 2021

Une décision responsable !

La décision était très attendue, tant et si bien qu’elle n’a pas surpris grand monde. En effet, la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue pour se tenir du 9 janvier au 6 février 2021, n’aura pas lieu. Elle a été décalée d’un an. Ainsi en a décidé la Confédération africaine de football (CAF). La raison, il ne faut pas aller trop loin pour la chercher. Il s’agit, pour les dirigeants du football africain, d’éviter la propagation à grande échelle, du coronavirus dont on dit qu’il a fait à ce jour plus d’un demi-million de morts à travers la planète. Quand on sait que le football est le sport-roi qui attire plus de monde, organiser la CAN, par ces temps de pandémie, pouvait donner lieu à une explosion de cas du Covid-19 sur un continent qui, quoi qu’on dise, a tant bien que mal, réussi à endiguer le phénomène. Du reste, si l’intention de la CAF était que la CAN se jouât en 2021, elle n’aurait plus eu de marge de manœuvre quand on sait que naguère, la Fédération internationale de football et associations (FIFA) avait décidé que l’on ne jouerait pas de matches internationaux en septembre prochain en Afrique. Or, on sait que les qualifications pour la CAN n’étaient pas encore terminées et que vouloir les jouer en juin-juillet, aurait été très compliqué en raison de la saison des pluies qui s’est installée dans la plupart des pays dans le Golfe de Guinée. Plutôt donc qu’en été, la prochaine grand’messe du football africain aura lieu en début 2022. De ce qui précède donc, on peut dire que la CAF a été bien inspirée. Elle a pris une décision responsable. D’autant qu’en cas d’une éventuelle vague du Covid-19, il aurait été très difficile de boucler les éliminatoires à temps. Et c’est peu dire. Car, ce n’est pas seulement le calendrier footballistique qui, du fait du Covid-19, s’en trouve chamboulé. Tous les secteurs sont touchés. A preuve, même l’Arabie Saoudite dont l’économie dépend en partie des recettes générées par les pèlerins, a dû faire contre mauvaise fortune bon cœur, en annulant le Hadj 2020 pour des raisons que tout le monde sait. En tout cas, tout en espérant que d’ici à 2022, la conjoncture sanitaire sera favorable, on ne peut que demander au Cameroun de profiter de l’opportunité que lui offre ce report pour se doter d’infrastructures sportives répondant aux standards internationaux. Car comme on aime à le dire, à quelque chose, malheur est bon…

B. O

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