REPRESION DE MANIF EN RDC : Qui pour délivrer le peuple congolais ?

REPRESION DE MANIF EN RDC : Qui pour délivrer le peuple congolais ?

Depuis la publication du calendrier électoral, fixant la tenue des élections générales au 23 décembre 2018, les couteaux sont tirés, en RD-Congo. Car, pourvoir et opposition se regardent en chiens de faïence. Et la preuve en a été donnée, hier, 30 novembre 2017. En effet, alors que l’opposition réunie au sein du Rassemblement a appelé ses troupes à manifester contre le calendrier électoral, un parti, proche du pouvoir, a, lui aussi, appelé à manifester pour soutenir le même calendrier électoral. Peu avant, soit le 28 novembre 2017, alors même que le Rassemblement avait donné rendez-vous à ses militants et sympathisants, c’est la majorité présidentielle et un groupement d’associations baptisé Front pour le référendum, qui appelaient leurs ouilles à battre le pavé  le même jour pour exprimer leur soutien indéfectible au régime en place. Le décor était déjà planté. Il se dessinait un risque d’affrontement entre pro et anti-Kaliba si fait que pour parer à toute éventualité, les autorités congolaises ont décidé d’interdire toute manifestation politique. Ainsi donc, la stratégie semble tout trouvée : susciter des contre-marches et laisser entrevoir un risque d’embrasement du pays afin de justifier l’interdiction faite à l’opposition de manifester. Cette  forme de restriction des libertés constitue le palier de trop qui,  toutes propositions, risque de mettre la RDC sens dessus dessous. Cela dit, on voyait vernir les choses. Joseph Kabila joue la carte du pourrissement pour pouvoir justifier son incapacité à organiser des élections à bonne date et espérer un nouveau renvoi. Dès lors, on comprend pourquoi l’Union européenne (UE), les Etats-Unis, les Nations Unies et l’OIF, tout en regrettant des violations massives des droits de l’Homme à caractère politique, maintiennent la pression sur Kinshasa. En effet, dans une déclaration publiée, le 22 novembre dernier, ils lui demandent de libérer les fonds nécessaires pour l’organisation des élections afin de permettre à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de respecter le calendrier électoral. En tout cas, à l’allure où vont  les choses, il y a fort à parier que le président Kabila ne respectera pas ses  engagements surtout si de répression en répression, il arrive à reprendre la main en réduisant à quia l’opposition qui commence à battre de l’aile. Tout au plus, l’espoir pouvait venir des organisations de la société civile dont les membres font malheureusement l’objet d’arrestations arbitraires. Qui donc pour arrêter le dictateur Kabila ? Qui donc pour délivrer le peuple congolais. Qu’il est donc vrai que Ouagadougou n’est pas Kinshasa et que ce qui est réalisable au Burkina ne l’est pas forcement en RDC. Et c’est peu dire ! Car, si les Congolais avaient accepté le sacrifice suprême, il y a longtemps qu’ils avaient refermé la parenthèse de Kabila comme l’ont fait les Burkinabè en chassant Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014.

B.O

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