La chronique du fou

REPRISE ANNONCEE DES ACTIVITES PEDAGOGIQUES

C’est bien mais…

C’est, en principe, en début de semaine prochaine que les élèves en classes d’examens, reprendront le chemin de l’école. Quant aux autres des classes intermédiaires, ils devront encore attendre deux semaines avant de regagner leurs écoles respectives. En tout cas, sauf changement de dernière minute, c’est ce qui est prévu. J’avoue que je comprends personnellement le souci qui anime les autorités de vouloir sauver l’année scolaire. Elles ont vraiment raison. Surtout que, faut-il le rappeler, le Covid-19 est arrivé dans notre pays au moment où il ne restait pas plus de deux mois de cours. Ce qui veut dire que si chaque acteur met du sien, l’année scolaire peut être encore sauvée. Et ce serait au grand bonheur de tous, notamment les élèves et leurs parents. Je le dis parce que j’imagine les désagréments au cas où l’on n’arrive pas à sauver l’année scolaire en cours et que l’on décrète une année blanche. Cela voudra dire que chaque parent d’élève doit serrer la ceinture pour payer de nouveau la scolarité de son enfant. Ce qui n’est pas simple par ces temps difficiles et surtout avec le Covid-19 qui a, un tant soit peu, paralysé l’activité économique. Voyez-vous ? Pour autant que ce soit possible, je pense qu’il est dans l’intérêt de tous que soit sauvée l’année scolaire en cours. Et au regard de ce que je viens de dire, je sais que c’est le souhait de chaque parent d’élève et même de chaque élève. Seulement, comment cela peut-il se faire sans pour autant mettre en péril  la vie des élèves et de leurs enseignants? La question reste posée. J’ai entendu dire que le gouvernement prévoit de donner des masques aux élèves et aux enseignants. Ce qui est une très bonne chose, pour autant que tous les établissements puissent en bénéficier. Mais même là, je me pose toujours une question : comment faire porter un masque toute la journée, à un enfant quand on sait que même de grandes personnes renâclent à le faire ? Ce n’est pas moi qui le dis. Il suffit de regarder autour de nous pour nous convaincre qu’en dépit du port obligatoire du masque, décrété par les plus hautes autorités, certains Burkinabè en font à leur tête.

Certains compatriotes ne croient même pas à l’existence du Covid-19 au Burkina

C’est dire que les enseignants auront beau conditionner l’accès de chaque élève à la classe par le port du masque, ils finiront par se lasser face à l’intransigeance et à l’entêtement de certains parents d’élèves. Et ce n’est pas tout. Les enseignants eux-mêmes, auront de la peine à pouvoir dispenser leurs cours d’autant qu’ils ne sont pas habitués à le faire avec des bavettes ou des masques. Cela risquera même d’amuser certains élèves, surtout les tout-petits qui pourront passer leur temps à se gausser de l’enseignant en lui disant ceci : « Monsieur, on n’entend pas ». Voyez-vous ? Autant je souhaite que les activités pédagogiques reprennent, autant je reconnais que ce n’est pas de la sinécure. A moins que, Dieu faisant bien les choses, la fin du Covid-19 soit prononcée bientôt dans notre pays. Et à l’allure où vont les choses, ce n’est pas impossible pour peu que les Burkinabè acceptent de se discipliner en respectant les mesures-barrières. Hélas C’est bien là que le bât blesse, quand je sais que certains de mes compatriotes ne croient même pas à l’existence du Covid-19 au Burkina. Si fait qu’ils s’en moquent éperdument.

« Le Fou »

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