SANCTIONS CONTRE DES MAGISTRATS : Séparer le bon grain de l’ivraie

SANCTIONS CONTRE DES MAGISTRATS  :   Séparer le bon grain de l’ivraie

Depuis quelque temps, j’assiste, avec beaucoup d’attention, à un remue-ménage au sein de la magistrature, sur fond de divisions et de querelles. En effet, ils sont nombreux, les magistrats qui ont été rétrogradés et blâmés. Il y en a même qui ont été révoqués pour manquement grave à l’éthique et à la déontologie.  Pendant ce temps, d’autres attendent de voir à quelle sauce ils seront mangés parce que, pour autant que je sache, le conseil de discipline mis en place par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), n’a pas encore clos ses sessions. Mais, si je ne m’abuse, je pense que son mandat doit expirer aujourd’hui même, 22 juin. J’avoue que je suis, avec beaucoup d’attention, ce que d’aucuns considèrent comme une opération de salubrité. Je m’étais jusque-là refusé à mettre ma bouche dans ce qui ressemble à une cuisine interne ; mais ce qui a retenu mon attention en fin de semaine dernière, c’est quand j’ai appris que certains magistrats, et pas des moindres, ont été mis à la retraite avant l’heure. Parmi eux, on notait la présence de la patronne même du CSM. Elle n’a pas échappé au rouleau compresseur du conseil de discipline, puisqu’elle a été aussi sanctionnée. La loi est dure mais c’est la loi, dit-on. C’est une maxime bien connue de tous. Et comme ça se passe entre spécialistes du droit, je suppose que les dispositions nécessaires ont été prises en amont pour éviter les erreurs et les règlements de comptes. Je le dis parce que ces dernières semaines, des voix se sont élevées à maintes reprises, pour dénoncer la composition du conseil de discipline du CSM. Franchement, comme vous le savez, moi, je n’ai rien contre quelqu’un. Je ne nourris pas de haine contre quelqu’un, tout comme je ne suis pas jaloux de quelqu’un. Mais je suis de ceux-là qui pensent que quand quelqu’un faute, il faut le sanctionner.

Les sanctions prises doivent servir de leçon

 

Car, pendant lomptemps, le corps de la magistrature traînait une sulfureuse réputation, à cause des brebis galeuses qui commençaient à se recruter abondamment au sein du corps. Conséquence, la confiance qu’il devrait y avoir entre les justiciables et les juges, a disparu d’un coup. Si fait que certains citoyens n’avaient aucune envie de recourir à la Justice pour régler leurs différends. Ils préféraient se rendre justice ; ce qui est très dangereux dans un Etat de droit. Voyez-vous ? Les mauvaises pratiques au sein de l’appareil judiciaire, ne pouvaient que faire mal aux magistrats intègres qui respectant leur serment et qui ont décidé de travailler professionnellement et en toute conscience. Mais, je pense que les sanctions prises contre les travailleurs indélicats, doivent servir de leçon à tous ceux-là qui croyaient que devenir magistrat, est une fin en soi. C’est un métier difficile, qui requiert la probité et le sens élevé de la responsabilité. Et toute personne qui n’a pas en elle ces deux valeurs, en est jugée indigne. C’est mon point de vue. Pour terminer, je souhaite que tous ceux qui ont été sanctionnés et qui estiment que la procédure n’a pas été respectée, usent des voies de recours légales pour faire entendre leur cause. S’ils sont blanchis, ce sera tant mieux. Si la sanction est confirmée, ils devront aussi l’accepter.

 

 

« Le Fou »

 

 

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+