SIMON COMPAORE A PROPOS DE LA CRISE MIGRATOIRE : « Il n’y a pas de solution- miracle »

SIMON COMPAORE A PROPOS DE LA CRISE MIGRATOIRE   :   « Il n’y a pas de solution- miracle »

 

 

Compte tenu de l’ampleur que prennent les migrations irrégulières,  la Représentation du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR)  au Burkina Faso a organisé un cadre de concertation avec ses partenaires sur la problématique de la migration mixte. C’était les 17 et 18 octobre 2017, à Ouagadougou.

 Selon le constat fait par le HCR, 24% des migrants ouest africains reçoivent un statut de réfugié, une protection secondaire ou un statut humanitaire une fois arrivés en Europe. Et le Burkina Faso est un pays de transit pour de nombreux Africains de l’Ouest qui entreprennent  le dangereux périple vers l’Europe. Mais force est de reconnaître  que ces migrants en transit, sont invisibles et leurs problèmes sont ignorés. C’est la raison pour laquelle le HCR a décidé d’organiser un cadre de concertation sur la migration mixte, afin de formuler des recommandations pour améliorer l’action de tous et de chacun dans le domaine. Ce cadre de concertation a regroupé les autorités gouvernementales, les départements ministériels concernés, les partenaires, les agences des Nations unies et les missions diplomatiques au Burkina Faso.  Le forum est placé sous le thème : « Personne en mobilité : quelle stratégie de protection ? ». A entendre le ministre en charge de la sécurité, Simon Compaoré, qui a procédé à l’ouverture des travaux, le problème doit être traité à la base. En effet, dit-il, « en luttant contre la migration irrégulière, nous nous concentrons souvent sur les derniers kilomètres de la tragédie, mais nous oublions les autres étapes de l’odyssée des migrants ». Selon le ministre de la Sécurité, l’une des composantes de la migration est la migration mixte constituée de migrants économiques, d’apatrides, de demandeurs d’asile et de réfugiés qu’aucun pays ne peut gérer seul. Pour ce faire, estime-t-il, « nous devons agir tous ensemble dans l’unité, pour être à la hauteur des défis qui se posent en ce moment ». Comme quoi, « il n’y a pas de solution-miracle pour résoudre rapidement la crise des migrants et des réfugiés ». Et selon Simon Compaoré, les efforts du gouvernement burkinabè pour apporter un certain nombre de réponses aux défis liés à la gestion de la migration irrégulière sont diversifiés, allant du sauvetage des personnes à une solution à long terme permettant de s’attaquer aux causes profondes de la crise migratoire. « Le travail ne sera pas facile ; c’est un défi auquel ensemble nous avons la capacité de faire face », a renchéri le ministre. Et la représentante résidente de l’UNHCR au Burkina Faso, Gogo Hukportié, en est consciente. C’est pourquoi elle estime que « face à l’amplitude et à la complexité de ce phénomène, ni le HCR ni aucun autre acteur ne peut agir seul. De ce fait, une mobilisation de tous les acteurs pour des réponses coordonnées est nécessaire, dans l’unique but d’apporter protection et solutions aux personnes qui en ont besoin ».  Le souhait de la Représentante résidente de l’UNHCR est que tous les acteurs s’approprient ce cadre de concertation pour des échanges d’expériences et d’établissement de mécanismes solides de collaboration, pour le plus grand bien des populations.

Françoise DEMBELE

 

 

 

 

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