SIMON COMPAORE, PRESIDENT PAR INTERIM DU MPP, A PROPOS DES ATTAQUES REPETEES « Nous n’avons pas la phobie du complot, le complot est réel »

SIMON COMPAORE, PRESIDENT PAR INTERIM DU MPP,  A PROPOS DES ATTAQUES REPETEES     « Nous n’avons pas la phobie du complot, le complot est réel »

 

 

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a effectué sa rentrée politique, le 5 octobre 2017. A cette occasion, les premiers responsables du parti se sont entretenus avec les Hommes de médias, au siège du parti. Selon eux, malgré la disparition de Salifou Diallo, l’un des membres fondateurs du parti, le MPP reste « debout » et entend, pour cette rentrée, se pencher, entre autres, sur les défis sécuritaires et ceux liés à la défiance de l’autorité de l’Etat.

 

Depuis la création du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), c’est la première fois que le parti fait sa rentrée politique en l’absence de Salifou Diallo, décédé le 19 août dernier alors qu’il avait été confirmé à la tête du parti, à l’issue du dernier congrès tenu en mars dernier. Tout naturellement, c’est le 1er vice-président du parti, Simon Compaoré, maintenant président par intérim du MPP, qui a livré à la presse, le message de leur rentrée politique. A l’entame de son propos, ce dernier n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au défunt président Salifou Diallo. Pour le président par intérim, le parti restera toujours debout et continuera à marcher dans les sillons tracés par l’illustre disparu. Au sein de l’opinion publique pourtant, d’aucuns affirment que depuis la disparition de Salifou Diallo, le MPP a du mal à se retrouver. « Nous sommes loin d’être des gens qui se cherchent », a dit Simon Compaoré à ce propos. La disparition de Salifou Diallo, a-t-il poursuivi, nous a tous affligés, mais nous avons juré sur sa dépouille que nous allons poursuivre vaille que vaille les sentiers qu’il a laissés. « Ceux qui pensent qu’il y a une place pour s’incruster dans le mur se trompent lourdement », a-t-il prévenu. Le parti, a-t-il rassuré, va très bien. Et, pour cette rentrée, il entend se pencher sur les grandes questions du moment. D’où le thème : « Le MPP face aux défis de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la forte demande sociale ». Pour les responsables du parti, l’heure n’est pas à la polémique et ils promettent de montrer, dans les jours à venir, preuves à l’appui, que les lignes continuent de bouger. Au-delà, selon le président par intérim du parti, le MPP répondra à tous les coups qui ont pour seul objectif d’empêcher la roue de l’histoire de continuer à tourner. « Ce n’est pas que nous avons la phobie du complot, le complot est réel. Ça crève l’œil », a-t-il martelé. Sinon, s’est-il demandé, comment comprendre qu’à quelques jours de l’anniversaire de l’insurrection, il y ait des appels à des gens que l’histoire a « condamnés de manière définitive » pour ce qu’ils ont fait et qu’on « s’excite pour dire de libérer untel tout en oubliant que des fractures restent encore béantes ?».

 

« Il est qui ce bonhomme-là? »

 

« Ce sont des coïncidences qui troublent », a soutenu Simon Compaoré avant de lancer cette mise en garde : « Ceux qui sont cachés et qui continuent de pactiser avec le diable savent qu’on sait. Ensemble nous allons les combattre. On ne se laissera pas assassiner bêtement, nous allons vendre cher notre peau ». Interrogé sur la question du retour de l’ancien président Blaise Compaoré, le président par intérim répondra par une autre interrogation : « Est-ce que c’est nous qui lui avons dit de partir ? ».  D’ailleurs, il ne manquera pas de s’adresser à ceux qui sont allés le rencontrer. « Il y en a qui refusent de travailler et attendent pour développer leurs capacités de nuisance et aller prendre l’argent pour revenir s’exciter », a-t-il caricaturé. A l’entendre, s’il y a des attaques, cela n’est pas lié à l’absence de qui que ce soit. « Il y a des attaques parce qu’il y en a qui ont pactisé avec le diable. Ce pacte n’a pas été rompu, même s’ils ne sont plus là. Certains ont même dit qu’ils partaient dans le désert. Quand ils y vont et prennent la rançon, vous croyez que c’est une seule personne qui bouffe ça ? C’est une répartition. Ce que le peuple a fait en octobre 2014 a coupé tout cela et on veut nous faire payer cher. Les gens tapent parce qu’il n’y a plus d’affaires de rançons », s’est expliqué le président par intérim du MPP.

Sur l’affaire Pascal Zaïda qui a affirmé tenir une marche avec ou sans autorisation le 21 octobre prochain, Simon Compaoré n’est pas allé avec le dos de la cuillère. « Il est qui ce bonhomme-là pour oser défier la République et les institutions ? Il est adossé à des choses friables. Chacun est parti prendre son enveloppe et s’est dit qu’il va venir chauffer le coin, mais il se trompe éperdument », a-t-il conclu.

 

Adama SIGUE

 

 

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2 Commentaires

  1. Dramane

    Il est temps que les Organisations de la Société Civile(OSC) travaillent à reconquérir la crédibilité qu’elles ont perdue à cause de leur inféodation dans des partis politiques qui les ont utilisées pour des intérêts partisans et de règlements de comptes. Ainsi, des acteurs d’OSC comme Pascal Zaîda,Abraham Badolo doivent cesser de berner les populations en revendiquant la libération des généraux Diendéré et Bassolé,qui démontre que cette cause est l’objectif de création de leurs organisations. De même, ils doivent cesser d’exiger les nominations de militaires aux ministères de la défense et de la sécurité. Cela ne relève pas de leurs prérogatives. Les choix de ministres pour diriger ces départements stratégiques incombent au Chef de l’Etat sur la base de certains critères dont la confiance. De nos jours, à travers le monde, des civils sont de plus en plus désignés à la tête de ces départements sensibles. Les 2 responsables d’OSC proches des 2 généraux, visent des intérêts claniques pour utiliser l’armée pour leur cause partisane de conquête du pouvoir. Au Burkina, ce sont les clans des 2 généraux et celui de Salif qui ont joué des rôles nocifs dans la division des Burkinabè.Le temps du clanisme partisan, de la pensée unique, est révolu désormais au Burkina et ne saurait encore prospérer. Que les uns et les autres inscrivent leurs actions dans la culture démocratique et républicaine. Les questions de la réconciliation nationale peuvent être envisagées avec des balises, pour éviter le réveil des vieux démons, avec des personnages, qui se croient indispensables pour la stabilité du Burkina et qui ont un esprit de violence et de dictature, toute chose contraire à la paix et à l’encrage démocratique au Burkina Faso.

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  2. SOME

    Vraiment, ceux qui réclament avec une hystérie épileptique le retour de Blaise Compaoré et son frère cadet, doivent savoir qu’ils ne leur veulent pas du bien. Ils ont simplement des préoccupations de profiteurs en n’ayant pas appris à gagner autrement leur pain en dehors des soutiens financiers du régime Compaoré. Les dossiers de crimes de sang relatifs aux meurtres de Thomas Sankara et Norbert Zongo, compromettent à vie la liberté de Blaise Compaoré et François Compaoré de pourvoir résider paisiblement au Burkina. En plus de ces dossiers emblématiques, l’ex président et son frère doivent avoir la sagesse de comprendre qu’une grande partie des Burkinabè gardent contre eux, de multiples griefs pour violences politiques. Les adversaires de la famille Compaoré sont plus nombreux que les groupuscules de flatteurs et sangsues qui veulent continuer à sucer leur argent au risque même de leur vie, en disant qu’il est temps de revenir au Faso. Si les populations en colère savent que les Compaoré sont de retour et convergent sur leurs domiciles, aucune répression armée ne pourra venir à bout de la force populaire et la communauté internationale interviendra pour s’interposer et rétablir l’ordre démocratique dans le pays. Mais, dans ce mouvement éventuel de la foule, Blaise Compaoré et François Compaoré auront moins de chance d’être exfiltrés vivants pour un autre exil. Par conséquent, la famille Compaoré, à défaut d’être rattrapée par la justice nationale ou internationale, a intérêt à jouir de son exil doré.

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