SIT-IN DES ENSEIGNANTS DE LA GNAGNA : Une journée de deuil pour Salifou Badini

SIT-IN DES ENSEIGNANTS DE LA GNAGNA :  Une journée de deuil  pour Salifou Badini

La Coordination des syndicats  de l’éducation de Bogandé a observé une journée de deuil à travers un sit-in et une marche silencieuse.  Composés des militants du SYNATEB, de la F-SYNTER,  du SNEP et du SYNAPEP, les  marcheurs se sont rendus au haut-commissariat de Bogandé et ont remis une déclaration au premier responsable de la province.

Dans la matinée du 10 mars  2017, la cour de la Direction provinciale de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (DPENA) de la Gnagna  a refusé du monde. En effet, la Coordination des syndicats de l’éducation composée des militants de quatre structures ont observé une journée de deuil à la DPENA  à travers un sit-in et une marche. Au haut-commissariat de Bogandé où ils se sont rendus, une minute de silence a été d’abord observée en mémoire de Salifou Badini tombé dans son école à Kourfayel le 3 mars 2017. Julien Moyenga, porte-parole des syndicats, a, dans sa déclaration, fait ressortir que la situation se dégrade de jour en jour dans la zone du Sahel car les attaques sont devenues très fréquentes et ils ne sont pas surpris du sort qui a été réservé à Salifou Badini dans la matinée du 3 mars  dans son école. Il a affronté la mort en combattant l’ignorance dans sa classe et il est tombé la craie  à la main et a malheureusement été inhumé dans l’anonymat, une chose qu’ils condamnent et estiment qu’il devrait être considéré comme un martyr.

Il a ensuite interpelé les autorités de prendre des dispositions pour sécuriser les populations parce que cela relève du rôle  régalien  de l’Etat. Pour Sibiri Kaboré, responsable du SYNATEB, aujourd’hui c’est Salifou qui est tombé, demain ça peut être un inspecteur ou un autre enseignant, mais il constate qu’au Burkina Faso, l’enseignant est traité comme un laissé pour compte et est oublié par les autorités. C’est pourquoi, poursuit-il, Salifou  Badini a été inhumé sans considération. C’est donc la preuve que le corps  enseignant ne bénéficie pas d’un regard particulier de la part des autorités. Après avoir reçu la déclaration de la Coordination, Ousmane Balima, haut-commissaire de la province, a d’abord fait savoir qu’ils ont la pleine compassion des autorités et les a rassurés que les choses ne sauraient tarder pour que nos populations vivent dans la sécurité. Les autorités ont pris le problème à bras-le-corps pour que plus jamais un Burkinabè ne soit lâchement assassiné, a-t-il ajouté. Il a terminé en les rassurant que leur déclaration sera transmise à qui de droit. Revenus à la DPENA, les militants ont poursuivi le deuil et se sont quittés à 12h.

Larba YARGA  (Correspondant)

 

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