SN SOSUCO : Le nouvel accord d’établissement enfin signé

SN SOSUCO  :   Le nouvel accord d’établissement enfin signé

 

Les employeurs et travailleurs de la SN SOSUCO ont procédé le 28 mai 2018 à la signature du nouvel accord d’établissement. La cérémonie qui a consacré l’événement s’est déroulé au sein de la SN SOSUCO en présence du représentant de la direction régionale du travail et de la protection sociale des Cascades, Djakalidja Soulama.

 

La SN SOSUCO dispose enfin d’un accord d’établissement qui prend en compte le contexte dans lequel se trouve l’entreprise. Mais il convient de signaler que depuis 2008, plusieurs tentatives de mettre en place ce nouvel outil de gestion des ressources humaines furent vaines. Ce qui avait pour conséquence le maintien d’un statut du personnel de 1997 qui aux yeux de Mouctar Koné était devenu obsolète. Selon le DG, la récurrence des crises sociales qu’a connues l’entreprise est essentiellement due à ce statut. C’est donc fort de cela que conformément aux instructions d’IPS, la direction générale de l’entreprise prenait sur elle la responsabilité en septembre 2016 de dénoncer le statut du personnel et de doter la SN SOSUCO d’un texte actualisé qui permettra, sans nul doute, une gestion efficace et efficiente des ressources humaines. Les négociations pour ce faire ont été entamées en juin 2017 et de l’avis du DG, elles se sont déroulées depuis cette date dans une grande maturité d’esprit. Selon lui, on peut qualifier cette signature de « paix des braves » puisque explique-t-il « Cela fait plus d’une dizaine d’années que nous essayons de changer l’ancien statut parce qu’il était devenu obsolète mais il y a toujours eu des oppositions, des frictions et même des combats. Aujourd’hui je crois que nous avons tous compris qu’il vaut mieux essayer d’avancer. Voilà comment nous avons pu mettre en place ce texte qui, il faut le dire, n’est pas définitif mais qui a l’avantage de nous permettre de voir l’avenir avec plus de sérénité ». A entendre M. Koné, il y a beaucoup de choses qui changent avec l’entrée en vigueur du nouvel accord. « Il vous souviendra que c’est depuis 1997 que le statut a été mis en place au moment où l’entreprise était publique. La privatisation est intervenue en 1998 et depuis ce moment, il fallait trouver autre chose puisqu’avec l’évolution des techniques et méthodes de fabrication du sucre, la production de la canne, il y a des postes dans l’ancien statut qui n’existent plus. Il y a également eu de nouveaux postes qui ont été créés et qui n’étaient pas pris en compte dans l’ancien statut. Les lois même du pays ont évolué en ce qui concerne le travail et ne correspondaient pas tout à fait à ce qui se trouvait dans ce statut. Il fallait donc se mettre en conformité avec la loi et avec les réalités même de la SOSUCO ». Au plan salarial également, confie le DG, il y a des changements qui vont s’opérer. Pour les travailleurs, il était temps de mettre un terme à certaines discordes et accepter cet accord quitte à le parfaire avec le temps. Sanou Dibi Eric, SG du syndicat des travailleurs de la canne à sucre affilié à l’USTB (SYNCAS USTB) qui s’est exprimé au nom du collectif des délégués syndicaux estiment que travailler 21 ans durant avec le même accord d’établissement est difficile. « Nous avons décidé de prendre le peu que nous avons obtenu en attendant de voir comment apporter des améliorations plus tard. Les frais pharmaceutiques vont de 50 000 à 100 000 en plus que les frais de soins sont pris charge à 80%. Des travailleurs avaient été dégradés mais la direction a consenti à les rétablir. Nous attendons à présent que le conseil d’administration  adopte ce nouvel accord dans les meilleurs délais ». Soulama Djakaridja, inspecteur du travail qui a assisté à la cérémonie, s’est également dit satisfait de la signature de cet accord. C’est l’aboutissement d’une longue négociation, a-t-il dit. Et d’ajouter que des compromis et même des compromissions ont été faites et cela est à saluer. Pour lui, les travailleurs se doivent d’être patients pour qu’on voit l’accomplissement de cet accord qui n’est jamais définitif car, au fur et à mesure que l’on avance, il peut y avoir des corrections, des ajustements qui viendraient améliorer ce qu’ils ont pu obtenir aujourd’hui.

Mamoudou TRAORE

 

 

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