SOCIETE IMMOBILIERE SATMO : Des souscripteurs en colère

SOCIETE IMMOBILIERE SATMO  :   Des souscripteurs en colère

 

 

Des souscripteurs de la société immobilière SATMO ont animé une conférence de presse, le 16 mai 2018, au Centre de presse Norbert Zongo à Ouagadougou pour, ont-ils dit, exprimer leur indignation et inviter les plus hautes autorités du pays à s’impliquer davantage afin qu’ils puissent rentrer en possession de leurs parcelles à usage d’habitation.  

 

Mettre à leur disposition le plus rapidement possible leurs parcelles afin qu’ils commencent à les mettre en valeur ! C’est ce que réclament les souscripteurs de la société immobilière SATMO.  Ils sont montés au créneau, le 16 mai dernier, pour, ont-ils dit, crier leur ras-le-bol. Pour eux, soit le ministère de l’Habitat et de l’urbanisme est en complicité avec la société immobilière, soit ils sont victimes d’un règlement de comptes politiques.  En effet, a rappelé Mahamadi Ouédraogo, porte-parole des souscripteurs, suite à l’enquête parlementaire en octobre 2016 initiée par l’Assemblée nationale, deux sociétés immobilières, la SOCOGIB et SATMO SA, avaient été épinglées.  C’est pour cette raison que   l’agrément de la société immobilière avait été retiré. Pas contente de cette décision qu’elle avait jugé arbitraire, ladite société avait esté l’Etat en justice et avait eu gain de cause, puisque l’ordonnance n°001 /2017 avait ordonné la suspension de l’exécution de l’arrêté du ministère en charge de l’urbanisme et de l’habitat qui retirait l’agrément de la société immobilière et avait condamné l’Etat burkinabè à payer à SATMO, la somme d’un million de F CFA.   Malheureusement, estime-t-il, rien n’a été fait jusque-là. Pire, le ministère a même  adressé une correspondance à la société, de suspendre la reprise de ses travaux. C’est ainsi qu’une commission tripartite comprenant des représentants du ministère, de la société immobilière et des souscripteurs, a été mise en place pour trouver une solution au problème. Mais les multiples actions pour y trouver une solution, ont été vaines. C’est pourquoi les animateurs de la conférence de presse ont invité les premiers responsables du pays à tout mettre en œuvre pour les rétablir dans leurs droits.  «Nous interpellons le Premier ministre sur la situation, car nous ne voyons pas une volonté manifeste du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat à trouver une solution aux problèmes des souscripteurs de la SATMO », a indiqué Mahamadi Ouédraogo.  A en croire Mahama Nana, co- animateur de la conférence, il n’y a pas de problème entre la société immobilière SATMO et les propriétaires terriens.  Il a indiqué que près de   8 000 parcelles à usage d’habitation ont été disponibilisées par SATMO. Au moins 5 000 d’entre elles ont été prises par les souscripteurs. Certains ont contracté des prêts bancaires dont la durée de remboursement est comprise entre 5 et 7 ans.

Issa SIGUIRE

 

 

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