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SORTIE DE CRISE A LA CAMEG : Enfin la voie de la sagesse !

SORTIE DE CRISE A LA CAMEG : Enfin la voie de la sagesse !

S’il y a quelque chose que je suis avec beaucoup d’attention ces derniers temps, c’est sans doute l’évolution de la situation au sein de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG). Je sens que les lignes commencent à bouger et que l’horizon jadis sombre commence aussi à laisser poindre quelques éclaircies. En effet, cela fait maintenant une semaine à peu près que la CAMEG qui a trop fait parler d’elle au cours de l’année écoulée, a désormais un nouveau directeur général. Il s’appelle Charlemagne Gnoula. Pharmacien de formation, il était en service à la pharmacie du Centre hospitalier universitaire Blaise Compaoré. C’est à lui donc que revient la lourde tâche d’assurer une transition qui doit durer 6 mois et au cours de laquelle il devra relire les textes de la CAMEG et organiser au final le recrutement d’un nouveau directeur général par appel à candidatures. Je crois comprendre que les protagonistes sortants de la crise s’engagent à ne pas faire acte de candidatures. En tout cas, j’ai envie de dire que la sagesse a fini par habiter les uns et les autres, au point que bien des observateurs ont pu pouffer enfin un ouf de soulagement. Franchement, le protocole d’accord auquel ils sont parvenus n’avait que trop tardé. Car, que n’a-t-on pas vu et entendu au sujet de la crise qui prévalait à la CAMEG ? En effet, quand on croit avoir résolu un problème, surgissait dès le lendemain un autre plus complexe, si bien que de verdict en verdict, on ne savait plus finalement à quel juge se vouer. Et le comble, c’est que la situation avait atteint un point de non-retour à telle enseigne que même les acteurs du ministère de la Santé étaient divisés. Il suffisait d’un rien pour vous faire cataloguer dans un camp par votre supérieur hiérarchique, avec tout ce qui va avec comme effets induits. Conséquences, la méfiance s’était vite installée. Toute chose qui, il faut le dire, plombait le bon fonctionnement des activités au sein dudit département. C’est pour toutes ces raisons que je tire mon chapeau au nouveau ministre de la Santé qui a réussi là où d’autres ont échoué quand eux-mêmes n’étaient pas acteurs de la crise.

Il faudra clarifier les choses au cours de la relecture des textes de la CAMEG

Reste maintenant à souhaiter que les choses aillent pour le mieux et que dans six mois, on ait une nouvelle CAMEG qui renaîtra de ses cendres. Pour y parvenir, il faudra que nous laissons tomber nos rancœurs et nos ego surdimensionnés pour ne privilégier que l’intérêt général. Je ne veux plus revivre la situation d’avant où du fait de cette crise, bien des produits, notamment des réactifs et certains médicaments, commençaient à devenir rares dans les pharmacies. Ce qui paraissait comme une conséquence logique, dans la mesure où certains partenaires ou fournisseurs avaient décidé de couper le robinet ; le temps de voir clair dans la pagaille qui régnait à la CAMEG. De toute façon, tout le monde est prévenu. Je ne tolérerai plus le désordre. C’est pourquoi j’invite les nouveaux responsables à aller vite au charbon. Car, un semestre, ce n’est rien. Cela dit, pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets, il faudra mettre un point d’honneur à clarifier les choses au cours de la relecture des textes de la CAMEG. A défaut, plutôt que de résoudre le problème, on aura fait que le reporter à une date ultérieure.

« Le Fou »

 

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