SUSPENSION DU JUGEMENT DU PUTSCH MANQUE « C’est à la recherche d’un procès juste et équitable », dixit Me Bénéwendé Stanislas Sankara

SUSPENSION DU JUGEMENT DU PUTSCH MANQUE     « C’est à la recherche d’un procès juste et équitable », dixit Me Bénéwendé Stanislas Sankara

 

 

Les rangs des adhérents à l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) grossissent. Pour cause, l’APMP a accueilli 7 nouveaux partis en son sein, faisant passer le nombre des partis qui soutiennent la majorité présidentielle de 31 à 38. L’annonce  a été faite au cours d’une conférence de presse tenue le 1er mars 2018 à Ouagadougou, au siège du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir. Des questions qui font l’actualité au Burkina Faso, telle la suspension du procès du putsch manqué, ont aussi été abordées.  

 

L’Alliance pour la démocratie au Faso (ADEFA), l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADD), le Parti pour la démocratie et la jeunesse (PDJ), le Parti pour la protection de l’environnement / Conservation de la nature (PPE/CN), le Parti des patriotes progressistes (PPP), le Parti du peuple républicain (PPR) et la Renaissance démocratique et patriotique au Faso (RDPF) sont les formations politiques qui ont rallié le cercle de l’APMP. « Je voudrais me réjouir de l’adhésion de ces 7 nouveaux partis qui vont apporter un plus à l’action de l’APMP », s’est réjoui Clément Pengdwendé Sawadogo, coordonnateur de l’APMP. Pour ce qui est de l’apport, de la motivation et de l’idéologie des 7 nouveaux entrants, le coordonnateur a tenu à relever qu’il n’y a pas de « petits partis ». « Ce n’est pas parce que c’est un parti créé il y a quatre (4) ou cinq (5) ans qu’il ne pourrait pas être efficace sur le plan politique », a signifié Clément Pengdwendé Sawadogo. Il a affirmé qu’il est sûr que ces partis vont apporter une grande contribution à la marche de l’Alliance et au soutien apporté quotidiennement à la mise en œuvre du programme présidentiel et du PNDES.

Par rapport à la suspension du procès du putsch manqué, Me Bénéwendé Stanislas Sankara a affirmé que cela participe de « la recherche d’un procès juste et équitable ». Pour lui, un procès équitable doit nécessairement passer sous la loupe des règles de procédure, y compris des vices de procédure que les avocats n’hésiteraient pas à soulever parce qu’il s’agit de défendre des citoyens, des clients qui encourent des peines lourdes. De ce point de vue, estime-t-il,  il fallait s’assurer que la procédure est respectée de bout en bout. Mais, reconnaît-il,  « ce qu’il faut déplorer, c’est le décret de nomination qui est incriminé parce qu’il est dit que ce décret est daté du 22 février, la notification a eu lieu le 25 et que si l’on tient compte de la loi, il aurait fallu huit jours ».  A entendre Me Bénéwendé Sankara, « c’est normal ».  Mais, relève-t-il, « si le vice n’avait pas été soulevé, il pouvait être couvert ».  Tout compte fait, Me Sankara a tenu à souligner que « l’essentiel est qu’il n’y ait pas d’intrusion de l’Exécutif dans le judiciaire, que le procès soit équitable et que les principes de la défense soient respectés ».

Françoise DEMBELE

 

 

 

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