SUSPENSION DU PROCES DU COUP D’ETAT DE 2015 : « Nous ne sommes pas pressés », selon Richard Silga de TOUBA

SUSPENSION DU PROCES DU COUP D’ETAT DE 2015   :  « Nous ne sommes pas pressés », selon Richard Silga de TOUBA

 

 

Le 27 février dernier, le Général Gilbert Diendéré et les membres présumés impliqués dans le coup d’Etat du 16 septembre 2015 devaient passer à la barre. Mais le procès a été suspendu pour vice de forme soulevé par la défense. C’est sur ce sujet que l’association Tous unis pour un Burkina apaisé (TOUBA) s’est prononcée lors d’une conférence de presse qu’elle a organisée ce 1er mars 2018, au Centre national de presse Norbert Zongo à Ouagadougou.

 

« La Justice burkinabè va dans le sens du respect du droit pour qu’il y ait une transparence et de l’équité dans le procès. Beaucoup de personnes mêmes estimaient que le procès n’allait pas avoir lieu, mais dès lors que le gouvernement a essayé, c’est déjà une victoire ». Ces propos sont du coordonnateur général de TOUBA, Richard Silga, lors du point de presse que ladite association a tenu hier, 1er mars 2018. Selon lui, la suspension de ce procès ne met pas en berne notre Justice. Au contraire, elle va permettre à nos magistrats et à la partie civile de bien se préparer pour les prochaines fois. « Nous ne sommes pas pressés, nous attendrons tout le temps qu’il faudra, mais il faut qu’il y ait justice et que les coupables soient condamnés à la hauteur de leur forfait », a-t-il clamé. Pour sa part, le secrétaire général (SG) de TOUBA, Basile Dah, a, au cours de cette conférence de presse, interpellé tous les citoyens à user du sens élevé de la citoyenneté et à faire preuve de patriotisme en faisant confiance à la Justice. Nous estimons, a-t-il ajouté, que les magistrats seront confrontés, à notre sens, à deux épreuves : dire le droit avec impartialité et professionnalisme, en toute conscience et dans la crainte de Dieu. Et la Justice burkinabè pourra enfin jouer un rôle historique en lavant son image qui a été entachée durant plus de 27 ans. Donc, nous demandons, a-t-il poursuivi, au peuple burkinabè d’avoir  confiance à la Justice. « Mais nous mettons en garde les magistrats qui déclareront innocents ces organisateurs de coup d’Etat, qu’ils nous auront sur leur chemin », a-t-il déclaré. Il a  conclu en disant que quel que soit le temps que le procès va prendre, la vérité finira par se savoir. Donc, pour lui, le Général Diendéré peut dire tout ce qu’il veut et citer tous les témoins qu’il veut, et même prendre autant d’avocats qu’il souhaite, mais tôt au tard, il sera condamné pour les crimes qu’il a commis.

Valérie TIANHOUN

 

 

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