TRAVAUX DES EXPERTS DU TAC : 6 projets d’accords à soumettre au conseil conjoint des ministres

TRAVAUX DES EXPERTS DU TAC  :   6 projets d’accords à soumettre au conseil conjoint des ministres

Entamés le 23 juillet dernier, les travaux des experts burkinabè et ivoiriens se sont achevés le 24 juillet 2018, sur une note de satisfaction. En effet, 6 projets d’accords ont été finalisés par les experts et seront soumis à l’appréciation et à la signature des ministres compétents lors du conseil conjoint des ministres qui se tiendra le 26 juillet prochain. Parmi les projets d’accords, il y a ceux relatifs à l’économie numérique, à la culture et à l’habitat. Après 48 heures d’intenses réflexions, les experts burkinabè et ivoiriens, réunis à l’Hôtel des parlementaires de Yamoussoukro dans le cadre du 7e Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ont livré les conclusions de leurs travaux. Au total, 6 projets d’accords ont été examinés et finalisés. Ils seront soumis à l’appréciation des ministres lors du conseil conjoint des ministres qui a lieu ce 26 juillet 2018. La mise en œuvre de ces projets permettra d’améliorer, entre autres, la coopération culturelle bilatérale, de renforcer les échanges et bonnes pratiques en matière d’économie numérique, de poste, d’urbanisme et habitat, etc. Des dossiers spécifiques seront également soumis au conseil conjoint des ministres. Ils portent sur la coopération dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, et la coopération en matière de migration. L’état de la mise en œuvre des décisions et recommandations de la 6e conférence au sommet du TAC sera également fait au conseil conjoint des ministres.

 

La facilitation du commerce

 

Il s’agit principalement de la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao, l’approvisionnement régulier du Burkina en énergie électrique et en hydrocarbures par la Côte d’Ivoire, la facilitation du commerce, du transit et du transport sur le corridor Abidjan-Ouagadougou, la matérialisation des frontières et la situation des évacués du mont Péko. Selon Idrissa Zorom, directeur de la Coopération et des affaires juridiques au ministère de la Culture, des arts et du tourisme du Burkina, les travaux se sont déroulés dans une ambiance confraternelle, empreinte de respect mutuel. Pour lui, les 6 projets d’accords finalisés, seront soumis à la signature des ministres compétents. Ces projets d’accords portent sur les domaines de la culture, de l’environnement, de l’économie numérique, de l’habitat. A son avis, la mise en œuvre de ces projets permettra de renforcer la structuration de la coopération bilatérale. Pour ce qui concerne son département, un projet d’accord en matière de coproduction cinématographique et audiovisuelle, a été finalisé. A l’en croire, sa mise en œuvre facilitera les financements étatiques des œuvres en coproduction, d’une part, et, d’autre part, ouvrira un marché élargi pour la circulation et la consommation des œuvres cinématographiques et audiovisuelles coproduites, en ce sens que le marché ivoirien et celui du Burkina constitueront un marché unique pour les œuvres coproduites.

Dabadi ZOUMBARA depuis Yamoussoukro

 

Vu et entendu à Yamoussoukro

 

-Pied-à-terre des journalistes burkinabè à Yamoussoukro : quand un serpent rend visite à un journaliste

 S’il y a un fait qui a inquiété plus d’un journaliste burkinabè présent à Yamoussoukro dans le cadre de la tenue de la 7e conférence au sommet du TAC, c’est bien cette visite inattendue d’un serpent à  un journaliste. En effet, notre confrère, Vincent Kiendrébéogo de la RTB-télé, a eu la plus grosse frayeur de sa vie, le 23 juillet dernier. Un long serpent de couleur verte lui a rendu visite dans sa chambre, alors qu’il s’y trouvait. Heureusement qu’il a vu le reptile avant que celui-ci ne lui fasse du mal. Comment un serpent a-t-il pu se retrouver dans la chambre d’une résidence? A cette question, le gérant de la résidence Kojja dira que le serpent s’est introduit dans la chambre via une échelle et à travers les persiennes au niveau desquelles on constate une déchirure du grillage de protection.  Avec l’aide des gérants, le serpent a été tué mais la peur continue de hanter les journalistes.

 

-Plus de 40 véhicules à la disposition de la délégation de haut niveau du Burkina

 

Pour faciliter le déplacement du président du Faso, du Premier ministre et de leurs proches collaborateurs, le pays de Houphouët Boigny a mis plus de 45 véhicules à leur disposition. Il s’agit de plusieurs types de véhicules, a-t-on appris auprès d’un responsable ivoirien.

 

-Maison du Burkina en RCI : les travaux suspendus pour un problème administratif

 

La suspension, en 2015, de la construction de la Maison du Burkina en Côte d’Ivoire, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Selon l’ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, Mahamadou Zongo, l’arrêt des travaux est lié à un problème administratif et non à un problème politique ou financier. En effet, selon ses explications, le Burkina a entamé les travaux de construction de ladite maison en 2013, sans aucun document administratif. « Nous avons demandé des dérogations qui nous ont été accordées. Ces dernières devraient nous permettre de demander et d’obtenir un permis de construire, mais nous ne l’avons pas fait. Et quand les vérifications ont été faites au niveau de la Côte d’Ivoire, ils se sont rendu compte que du point de vue règlementaire, nous n’étions pas en règle. Donc, la construction a été suspendue ». Toutefois, l’ambassadeur a rassuré que le permis de construire a été obtenu en juillet 2018 et la question de la reprise des travaux sera abordée à l’occasion du 7e TAC. Concernant le montant des cotisations des Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, il a indiqué qu’il s’élève à 1 495 000 000 de F CFA à partir de 2013.  Et de préciser que c’est à partir de 1995 que la contribution à hauteur de 1 500 F CFA a été instituée sur la carte consulaire, en vue de la contribution de la diaspora à la construction de la Maison du Burkina en Côte d’Ivoire. Quant au montant mobilisé au préalable, il a fait l’objet d’investigation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de  Lutte contre la corruption (ASCE-LC), a confié l’ambassadeur Zongo.

 

Rassemblés par DZ

 

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