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VALIDATION DE LA VICTOIRE D’ADO A LA PRESIDENTIRELE  

Le plus dur commence maintenant

Ça y est ! Le président Alassane Dramane Ouattara (ADO) tient officiellement son troisième mandat et ce, en dépit des gesticulations de ses adversaires politiques.  En effet, le Conseil constitutionnel a validé, le 9 novembre dernier, les résultats provisoires qui le donnaient vainqueur avec 94,27% des suffrages exprimés. Pouvait-il d’ailleurs en être autrement quand on sait que deux candidats de taille de l’opposition que sont Henri Konan Bédié (HKB) du Parti démocratique de Côte d’Ivoire/Rassemblement démocratique africain (PDCI/RDA) et Pascal Affi N’Guessan du Front populaire ivoirien (FPI), avaient ouvertement appelé au boycott du processus électoral ? Pendant ce temps, certains comme Guillaume Soro et compagnie, depuis leur lieu d’exil, affirmaient haut et fort qu’il n’y aurait pas d’élections en Côte-d’Ivoire, le 31 octobre dernier. Peine perdue puisque la présidentielle s’est tenue à bonne date. En tout cas, même si, par endroits, l’on a enregistré des couacs ou anicroches, la plupart des observateurs, exceptés ceux de la Fondation Carter, s’accordent à dire que « cela ne peut pas entacher la régularité du scrutin ». Avec donc la confirmation de la victoire du président Ouattara, on peut dire que le processus électoral tire à sa fin en Côte d’Ivoire. Mais c’est maintenant que commence le plus dur : travailler à réconcilier les Ivoiriens que la présidentielle du 31 octobre dernier, a divisés davantage. Toute chose qui s’annonce comme une tâche herculéenne pour le natif de Kong, au regard de la fracture profonde qui est vite apparue entre le Nord et le Sud de la Côte d’Ivoire. Certes, il est vrai que le président Ouattara donne l’impression de contrôler la situation après l’arrestation et  l’assignation à résidence surveillée, des leaders de l’opposition qui avaient annoncé la mise en place d’un Conseil national de la Transition (CNT).

 

La question de son troisième mandat l’a rendu quelque peu impopulaire auprès de la communauté internationale

 

Mais, bien plus que de la fermeté, il gagnerait à lâcher un peu du lest pour ne pas continuer à apporter de l’eau au moulin de  ceux-là qui n’ont de cesse de crier à la « Justice des vainqueurs ». En bon prince, il doit savoir manier la carotte et le bâton, pour autant qu’il ne veuille pas laisser à ses héritiers un champ de ruines, c’est-à-dire une Côte d’Ivoire où la haine ethnique ou tribale aura pignon sur rue. Il a d’autant plus intérêt à réussir la réconciliation nationale que la question de son troisième mandat l’a rendu quelque peu impopulaire auprès de la communauté internationale qui voyait en l’homme un démocrate bon teint.  Et ADO le sait mieux que quiconque si fait qu’il n’exclut pas, durant ce mandat querellé,  d’opérer des réformes qui mettront hors jeu lui-même et les deux autres dinosaures de la vie politique ivoirienne que sont Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ; ces trois personnalités par qui arrivent toujours les malheurs de la Côte d’Ivoire. Espérons seulement que ces réformes annoncées ne constitueront pas une autre occasion pour le Bravetchè, de lorgner un quatrième mandat. On attend de voir.

 

B.O

 

Bravetchè : surnom donné à ADO,  qui signifie l’homme courageux en dioula

 

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