VEILLE CITOYENNE : La CODEL innove avec le « présimètre »

VEILLE CITOYENNE  :    La CODEL innove avec le « présimètre »

 

 

La Convention des organisations de la Société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a donné de la voix le 5 octobre 2017 à Ouagadougou, devant les journalistes. La conférence de presse animée par son président, Halidou Ouédraogo, et deux de ses collègues, dans le cadre du lancement de ses activités de « veille citoyenne »,  a été l’occasion pour les conférenciers de faire un retour sur les actions fortes de l’ONG dans les jours et mois à venir. De l’observation domestique des élections à la veille citoyenne, la CODEL  entend incarner cette « interface crédible » entre les citoyens et l’Etat, selon son président.

 

La CODEL ne baisse pas la garde en matière de contribution à l’édification de l’Etat de droit au Burkina. C’est du moins ce qu’ont voulu signifié Halidou Ouédraogo et ses collègues, au cours de la conférence de presse où ils ont fait comprendre que la structure est une force de proposition au profit de la bonne gouvernance et n’a pas quitté le terrain depuis la fin des différentes élections organisées au Burkina Faso. « Après les élections, il faut suivre l’exécution des mandats, aider les citoyens à s’approprier les politiques, les amener à avoir du recul pour apprécier le mandat », a précisé Halidou Ouédraogo qui a indiqué que la CODEL va suivre la mise en œuvre des engagements du président du Faso, à travers la plateforme de veille citoyenne qu’est le « présimètre ». La CODEL n’est pas détentrice de toutes les vérités ; elle offre des « espaces », selon les mots de son vice-président, Daniel Da Hien, qui a signifié par ailleurs que « la Convention fait exactement le même travail que la presse », à savoir  l’interpellation des autorités, des différents acteurs du développement, sur la gestion de la chose publique, la gouvernance démocratique. Il a indiqué que dans cet ordre d’idées, la CODEL fera des pré-enquêtes et des enquêtes dans des domaines donnés, en vue de contribuer à faire avancer les choses dans le sens souhaité par le peuple. Dans les jours à venir, la CODEL va renforcer les capacités de ses membres pour la veille citoyenne en lien avec le « présimètre », organiser un dialogue citoyen sur la réconciliation nationale, en collaboration avec certaines OSC et les coutumiers, « puisque le pays n’est pas totalement en paix », du point de vue de son président,  Halidou Ouédraogo. Outre cela, la CODEL va travailler à ce que les populations, dans les provinces, puissent discuter sur la mise en œuvre du PNDES, foi des conférenciers. Mutualiser les efforts en faveur de la bonne gouvernance, c’est aussi l’une des dimensions de la tâche de la CODEL qui entend rester « une interface crédible entre les citoyens et l’Etat  de droit », de l’avis des conférenciers. La CODEL serait-elle devenue un appendice de la CENI ? A cette question, son président a répondu par la négative. C’est un partenaire de la CENI, une ONG, et « elle n’est pas contre le pouvoir », a-t-il fait savoir.

Lonsani SANOGO

 

 

 

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