VERS DE NOUVELLES REGLES DE DESTITUTION DU PRESIDENT EN AFRIQUE DU SUD : Jacob Zuma sur la sellette ?

VERS DE NOUVELLES REGLES DE DESTITUTION DU PRESIDENT EN AFRIQUE DU SUD : Jacob Zuma sur la sellette ?

Le président sud-africain, Jacob Zuma, est-il en sursis ? C’est la question que plus d’un se pose quand on sait que cette semaine durant, le parlement se penche sur les règles de destitution du chef de l’Etat. Cela fait suite au scandale Nkandla où la Cour constitutionnelle avait reproché à l’Assemblée nationale de n’avoir pas demandé de comptes au président Zuma qui avait pourtant été reconnu coupable de malversations. La preuve est qu’une partie de l’argent avait été remboursée, mais la plus haute instance juridique, droite dans ses bottes, avait donné un délai de 120 jours pour agir, en l’occurrence décider des règles de destitution d’un président en conflit avec la loi. C’est le travail qu’entendent commencer les élus sud-africains, les 10 et 11 janvier prochains. C’est dire donc que le président Zuma pourrait faire face à une nouvelle procédure de destitution ; lui qui a déjà survécu à trois autres durant l’année écoulée. Incapable de chausser les bottes de Nelson Mandela dont il est l’héritier, Jacob Zuma dont le mandat n’est pas encore à terme, apparaît de plus en plus comme un boulet au pied des Sud-africains qui en ont assez de ses frasques et de ses pitreries à nulles autres pareilles. C’est, du reste, pour cette raison que le nouveau leader de l’ANC, Cyril Ramaphosa, plaide pour son départ le plus rapidement possible afin que le parti garde une chance de conserver sa majorité aux élections générales qui se profilent déjà à l’horizon.

Si Zuma refuse un départ négocié, il pourrait être poussé à la sortie

Ce faisant, comme beaucoup d’autres membres de l’ANC, Ramaphosa souhaite que Zuma accepte de démissionner en échange de la garantie de ne pas être poursuivi pour corruption. Le successeur de Thabo Mbéki acceptera-t-il seulement de le faire ? On attend de voir. Mais, à l’analyse, il a tout à y gagner. Car, la présidence du parti ayant échappé à son ex-épouse Dlamini qu’il a soutenue à bout de bras, Zuma, il faut le dire, n’a plus désormais toutes les cartes en main. Le soutien dont il bénéficiait au sein de l’ANC peut sérieusement en prendre un coup. Si fait que s’il refuse un départ négocié, il pourrait être poussé à la sortie comme l’a été Thabo Mbéki , ce qui serait d’ailleurs perçu comme une victoire pour l’opposition qui n’en demandait pas plus depuis que Zuma, envers et contre tous, a multiplié les scandales, devenant ainsi indigne du grade de chef d’Etat. En tout cas, Zuma, au fil des ans, a fini par convaincre même les plus sceptiques, qu’il est un petit président pour un grand pays qui compte énormément sur le continent. S’il pensait être intouchable, le voilà désormais groggy de ses propres turpitudes.

Boundi OUOBA

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