HomeA la uneVERS UNE VICTOIRE ECRASANTE DE « EN MARCHE » AUX LEGISLATIVES : Le Gondwana En marche !  

VERS UNE VICTOIRE ECRASANTE DE « EN MARCHE » AUX LEGISLATIVES : Le Gondwana En marche !  


 

 

 

Depuis l’avènement de Emmanuel Macron au pouvoir, tout ou presque est En marche, en France : la République En marche, le consensus En marche, le rajeunissement de la classe politique En marche. Et ce n’est pas tout. Avec la première manche des législatives qui s’est jouée le 11 juin 2017, on peut aussi parler d’abstention et d’effet d’entraînement En marche. Car, en attendant les résultats du second tour prévu pour la semaine prochaine, le parti du président français, comme l’annonçaient déjà les sondages, a raflé la mise en remportant la majorité des sièges à l’Assemblée nationale. Toute chose qui pourrait lui permettre de mettre sereinement en œuvre le programme politique sur la base duquel il a été élu. Emmanuel Macron l’a donc échappé bel. Car, faute de majorité, il devrait faire contre mauvaise fortune bon cœur en acceptant la cohabitation avec toutes les conséquences qui vont avec, en termes de remous sociopolitiques. On l’a vu en 1986 où, à son corps défendant, le président François Mitterrand était amené à cohabiter avec son adversaire Jacques Chirac. En pareille occurrence, inutile de rappeler que le mariage a été difficile, dans la mesure où au-delà des considérations politiques, les divergences entre gauche et droite sont énormes. Mais on n’en est pas là. Emmanuel Macron, lui, à l’issue du premier tour des législatives, a vu sa légitimité renforcée.

La percée électorale du président Macron est en train de consacrer la mort des partis traditionnels

Cela rappelle un tant soit peu le continent africain où le réflexe des électeurs consiste à donner leurs voix respectives au président élu ; si fait que très souvent, le calendrier électoral en lui-même, fait l’objet de contestation ; les uns préférant que les législatives soient antéposées à la présidentielle ou alors que les deux scrutins soient couplés comme ce fut le cas au Burkina Faso en 2015. En tout cas, si en Afrique, on sait que la plupart des électeurs sont des analphabètes que d’aucuns qualifient de cheptel électoral, on ne peut pas en dire autant pour la France où les citoyens, en la matière, savent ce qu’ils font. Et c’est en cela que réside la beauté de la percée électorale du président Macron qui, à petit feu, est en train de consacrer la mort des partis traditionnels. Car, déjà malmenés lors de la présidentielle, ces partis traditionnels qui pensaient pouvoir se faire une santé politique à travers ces législatives, ne font que sombrer davantage ; en témoignent les scores qu’ils ont obtenus à l’issue du premier tour. Ce qui n’augure rien de bon pour la démocratie française qui, il faut le dire, risque de prendre un sérieux coup. Car, à l’allure où vont les choses, on risque de se retrouver avec un parlement monochrone sans véritable pouvoir de contrôle, où l’unanimisme sera la règle et la contestation l’exception, comme ce fut le cas au Mali sous Amadou Toumani Touré (ATT). Or, pour la vitalité de la démocratie, c’est le contraire qui doit prévaloir ; ce qui explique que très souvent les couloirs de certains hémicycles se transforment en ring de boxe.

B.O

 


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