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VICTOIRE DES ELEPHANTS SUR LES AIGLES 

Le Mali n’a pas vaincu le signe…ivoirien


Hier, 08 juillet 2019, se jouaient les derniers matches des huitièmes de finale de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football. En première heure, les Aigles du Mali étaient opposés aux Éléphants de Côte d’Ivoire pendant qu’en deuxième heure, les Black stars du Ghana en décousaient avec les Aigles de Carthage de Tunisie. Au final, c’est la Côte d’Ivoire et la Tunisie qui ont décroché les deux derniers tickets des quarts de finale, brisant le rêve de leurs adversaires respectifs contraints de plier bagage à ce stade de la compétition.  Cela dit, pour attendu qu’il était, le derby ouest-africain entre les protégés de Mohamed Magassouba et ceux de Ibrahim Kamara, aura tenu toutes ses promesses. Mais le talent des virevoltants joueurs maliens, n’a pas suffi à déstabiliser les expérimentés pachydermes pour qui plaidaient déjà toutes les statistiques. En effet, cela fait plus de quarante ans que le Mali court après une victoire face à la Côte d’Ivoire en Coupe d’Afrique des Nations. Et l’édition d’Egypte 2019 ne verra pas le rêve devenir réalité, puisque les Ivoiriens l’ont emporté par 1 but à 0, sur une réalisation de Wilfried Zaha à la 76e minute de jeu, après une première période largement à l’avantage des Maliens qui se sont créé les meilleures occasions de buts, et qui méritaient mieux sur l’ensemble de la partie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Mali n’a pas vaincu le signe…ivoirien. Mieux, cette nouvelle défaite du Onze national vient confirmer toutes les statistiques qui sont en passe de faire de la Côte d’Ivoire, la véritable bête noire des Maliens dans une compétition où les oppositions ne leur sourient jamais. Mais, on ne peut pas reprocher au Mali d’avoir fait le pari de la jeunesse et de la formation, notamment avec l’académie Jean Marc Guillou qui a fait ses preuves sur les bords de la lagune Ebrié, et qui est en passe de réussir le même pari sur les rives du fleuve Djoliba.

L’Eléphant a beau maigrir, sa culotte restera toujours trop ample pour l’oiseau, fût-il un rapace

En tout cas, ce sont des jeunes Aigles décomplexés et au football chatoyant, qui ont tout donné devant des pachydermes ivoiriens dont la peau s’est révélée trop rugueuse pour les frêles serres non encore suffisamment acérées des rapaces maliens. Pourtant, les Eléphants, avant cette confrontation, donnaient le sentiment d’avoir le pas bien trop lourd pour espérer aller plus loin dans une compétition où leur prestation du premier tour était loin d’être rassurante. Ainsi, la fougue de la jeunesse malienne n’a pas eu raison de l’expérience de la vieille garde ivoirienne qui reposait sur des individualités. La différence s’est faite au mental et surtout à l’expérience. Comme quoi, l’Eléphant a beau maigrir, sa culotte restera toujours trop ample pour l’oiseau, fût-il un rapace. Pour sûr, cette victoire va ramener davantage de sérénité dans le vestiaire ivoirien où le sélectionneur Ibrahim Kamara était déjà sur la sellette pour ses choix très critiqués, notamment l’absence, dans le groupe, d’un Gervinho dont l’ombre n’a jamais cessé de planer sur l’équipe où le cas Wilfried Zaha passait aussi pour un casse-tête.  En tout état de cause, en triomphant du Mali qui avait jusque-là fait sensation dans la compétition, la Côte d’Ivoire peut désormais croire véritablement en ses chances dans une compétition où des favoris comme le Cameroun, détenteur du trophée, l’Egypte, septuple champion et pays organisateur, le Maroc et dans une moindre mesure la République démocratique du Congo, sont déjà passés à la trappe et ont dit adieu à cette compétition qui est désormais, véritablement celle de tous les possibles.

Outélé KEITA

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