VIOLATION DES DROITS HUMAINS PAR LES KOGLWEOGO : Le MOCER dénonce le silence du ministre en charge de la Justice

VIOLATION DES DROITS HUMAINS PAR LES KOGLWEOGO   :  Le MOCER dénonce le silence du ministre en charge de la Justice

 

 

Les responsables du Mouvement citoyen pour une éthique républicaine (MOCER) étaient face à la presse le 10 novembre 2017, à Ouagadougou, dans l’optique de donner leur  point de vue sur la situation nationale, notamment ce qu’ils qualifient de remise en cause de certains acquis (la liberté d’expression, de manifester, les atteintes aux droits de l’Homme par les Koglwéogo…) et  annoncer ce qu’ils entendent mener comme activités dans les jours à venir.

 

Le récent incident entre Koglwéogo et gendarmes ayant occasionné un blessé par balle parmi les pandores à Zabré, l’immixtion du ministre de la Communication dans le traitement de l’information dans les médias publics, les graves violations des droits humains par les groupes d’autodéfense, les Koglwéogo. Ce sont, entre autres, les sujets qui étaient au menu des échanges entre la presse et le MOCER, le 10 novembre dernier. Face aux Hommes de médias, les responsables du  MOCER ont dénoncé tous ces faits et déploré le silence-radio  de certains ministres, notamment celui en charge de la sécurité, Simon Compaoré, celui de la Communication, Rémis Dandjinou et celui en charge des droits humains pour ce qui concerne les violations répétées des droits humains par les Koglwéogo.  Tout en reconnaissant l’importance de ces groupes dans la lutte contre le grand banditisme et l’insécurité, le MOCER a dénoncé les actes et les dérives de ces Koglwéogo. A ce titre, le président du MOCER, Kassoum Ouattara, a invité le gouvernement à trouver définitivement un statut clair à ces derniers, car cela permettra de  les recadrer. Quant aux évènements de Zabré, le MOCER demande aux autorités de situer toutes les responsabilités et d’appliquer la loi avec célérité.

Et pour apporter sa pierre à l’édification d’un Burkina Faso prospère et n’ayant pas mal à sa citoyenneté, M. Ouattara et ses camarades comptent bien jouer leur partition en tant qu’Organisation de la société civile, à travers l’organisation d’ateliers au profit du secteur informel.  « En tant qu’OSC, nous pensons qu’il ne suffit pas chaque jour de critiquer, mais il nous appartient aussi d’apporter notre contribution ; et dans ce cadre, nous initions des ateliers de formations sur le civisme fiscal au profit du secteur informel », a fait savoir M. Ouattara.  Selon lui, ce secteur occupe une place très importante parce que contribuant à hauteur de 30 à 40% dans le PIB et absorbant 70% au niveau de l’emploi des jeunes. « En formant les jeunes sur le civisme fiscal, cela va élargir l’assiette fiscale et contribuer au développement du pays », a-t-il justifié.

 Le premier atelier se tiendra le 7 décembre prochain, à Ouagadougou et l’objectif recherché est d’outiller les acteurs de ce secteur et leur faire comprendre sa place dans le développement du pays.

Colette DRABO

 

 

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