VISITE DU PRESIDENT FRANÇAIS AU MALI SUR FOND DE REMINISCENCE DE LA CHARIA :  Macron est prévenu

VISITE DU PRESIDENT FRANÇAIS AU MALI SUR FOND DE REMINISCENCE DE LA CHARIA :  Macron est prévenu

 

Au Mali, un couple a été lapidé à mort, le 17 mai dernier à Tahglit, dans le Nord du pays, par des islamistes qui les accusaient de vivre en concubinage et d’être en situation d’adultère. Cette punition qui répond aux règles de la charia, en dit long sur les intentions de ces terroristes qui font la loi dans le septentrion malien,  en ignorant royalement  les règles de la laïcité dont se réclame la République du Mali. Au-delà de la barbarie et de l’anachronisme d’un tel acte en plein XXIe siècle, l’on peut y voir un acte de provocation voire de défiance vis-à-vis de l’autorité centrale de Bamako. Car, l’on se rappelle qu’au plus fort de l’occupation djihadiste en 2012-2013, les extrémistes musulmans s’étaient déjà négativement illustrés dans la zone, notamment à Gao et à Tombouctou, par des exactions similaires qui allaient des amputations de bras aux séances de lapidation en passant par la flagellation en public, quand ils ne s’adonnaient pas tout simplement à la destruction de mausolées.

Macron doit faire plus que Hollande

Autant d’actes de barbarie rétrogrades, qui avaient provoqué un tollé général et une réprobation internationale au point de pousser la France de François Hollande à intervenir énergiquement pour siffler la fin de la récréation, en repoussant l’envahisseur. Mais voilà que cinq ans plus tard, les réminiscences de cette charia refont surface, au moment où le successeur du « président normal » s’apprêtait à faire son premier voyage sur le continent, justement au pays de Ibrahim Boubacar Kéita qui concentre le plus gros contingent des troupes françaises engagées sur le continent, dans la lutte contre le terrorisme.  Preuve, si besoin en était encore, que le Mali est loin d’être totalement pacifié et que les terroristes sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Macron est donc prévenu.  C’est pourquoi il n’est pas exagéré de dire qu’à l’entame du mandat du nouveau président français, le Mali valait bien une virée. Surtout quand on connaît le niveau d’engagement de Paris dans la lutte contre le terrorisme sur le continent, dont le Nord-Mali est malheureusement devenu, par la force des choses, l’un des foyers incandescents. Aussi cette visite apparaît-elle pour le moins opportune, en ce qu’elle permettra au moins de donner au nouveau locataire de l’Elysée, une idée de l’ampleur de la tâche qui l’attend dans cette partie de la planète qui revêt pour son pays, un intérêt économique et géostratégique certain.  En tout état de cause, la facilité avec laquelle ces terroristes ont pu agir en toute impunité, traduit à souhait le fait que la zone concernée est complètement hors de contrôle de Bamako. Sinon, comment comprendre qu’une telle scène de barbarie puisse se tenir en plein jour, au vu et au su de tout le monde, sans que l’autorité centrale ne puisse lever le petit doigt ? En tout cas, s’il veut se donner des chances de succès dans le bourbier malien, Macron doit faire plus que Hollande. Autrement, il y a de fortes chances que l’imbroglio sociopolitique de ce pays qui est en passe de prendre toute la sous-région en otage, survive à son quinquennat.

Il y a lieu de tirer la sonnette d’alarme

En tout cas, les réminiscences de ces vieilles pratiques de la charia, n’augurent rien de bon pour le Mali. Elles constituent, à tout le moins, un signal sur le danger que constitue l’extrémisme de ces éléments incontrôlés, en rupture de ban avec la république. Et il est impératif de mettre rapidement fin à ces pratiques d’une autre époque, pour éviter tout effet de contagion à même de déstabiliser tout le pays voire au-delà. Car, s’il est avéré que l’homme lapidé est le fils d’un important lieutenant de Iyad Ag Ghali, qui n’aurait pas hésité à livrer l’un des siens, il y a lieu de craindre que par zèle, de telles personnes se montrent autrement plus impitoyables avec les populations le cas échéant, pour montrer leur engagement à la cause de leur mentor en vue de prendre du galon dans la hiérarchie de ces obscurs groupes terroristes. C’est pourquoi il y a lieu de tirer la sonnette d’alarme auprès du jeune grand manitou blanc qui fait ses premiers pas dans un milieu aussi miné que fluctuant, afin que tout soit mis en œuvre pour mettre hors d’état de nuire tous ces malfaiteurs qui veulent jouer les « justiciers du désert », en troublant le sommeil des populations auxquelles ils veulent imposer des principes qui sont loin de correspondre à leurs aspirations  les plus profondes. Il y va de l’intérêt de tous et de la stabilité de la sous région.

« Le Pays »

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1 Commentaire

  1. BOUDA

    DONC CES ILS NE PEUVENT PAS ÊTRE ANÉANTIS PAR UNE COALITION INTERNATIONALE POUR QU’ON PUISSE AVOIR LA PAIX.? MAIS LE BURKINA N’EST PAS MIEUX LOTIS CAR LEURS PETITS FRÈRES , LES KOGOLWEOGO NE FONT PAS MOINS DANS NOS CAMPAGNES.OUVRONS DONC GRANDEMENT LES YEUX. .

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