Ombre et lumière

SYNPTIC : Les informaticiens exigent la satisfaction de leur plateforme revendicative

Interpeller le gouvernement afin qu’il répare « les injustices » subies par les informaticiens. C’est l’un des objectifs poursuivis par le Syndicat national des professionnels des technologies de l’information et de la communication (SYNPTIC), en animant un point de presse le 2 avril dernier, au Centre d’éducation ouvrière (CEO), à Ouagadougou.

 

Tout en se disant ouvert au dialogue, le Syndicat national des professionnels des technologies de l’information et de la communication prévoit des sit-in dans les prochains jours, si le gouvernement ne prête pas une oreille attentive à ses revendications. C’est l’une des informations qui découlent du point de presse que le SYNPTIC a animé le 2 avril dernier, à Ouagadougou. Il exige, entre autres, l’arrêt de l’externalisation de la maintenance des applications métiers au ministère de l’Economie et des finances. A en croire le secrétaire général du SYNPTIC, Salfo Ilboudo, des gens ont été recrutés par l’Etat pour, notamment, faire la maintenance d’applications mais celui-ci préfère recruter des prestataires externes pour faire ce même travail au ministère de l’Economie et des finances (MEF). « Nous ne pouvons pas comprendre que pendant qu’on parle de réduction du train de vie de l’Etat, on lance un appel d’offre à hauteur de 300 millions de F CFA pour effectuer un travail que le personnel recruté à cet effet fait mieux, à hauteur de 55 millions de F CFA », s’est insurgé Salfo Ilboudo. Et Souleymane Ouédraogo, membre du bureau du SYNPTIC de renchérir qu’il est inconcevable que l’Etat veuille recruter des prestataires externes pour réaliser la maintenance d’applications du MEF, créées par des informaticiens dudit département.

 

Un sit-in au MEF dans les prochains jours

 

« Ceux qui ont été recrutés pour ce travail feront quoi finalement ? », s’est-il interrogé. Pour exiger l’arrêt sans condition du processus de l’appel d’offre de cette externalisation, le SYNPTIC prévoit dans les prochains jours un sit-in au MEF.

Le syndicat des informaticiens exige également du gouvernement, le rétablissement et l’augmentation du taux de l’indemnité spéciale informatique, supprimée après la relecture de la grille indemnitaire et demande des indemnités de risque et de monitoring, au regard de la spécificité de son corps. De même, le SYNPTIC demande une revalorisation du diplôme d’ingénieur informatique et un plan de carrière pour les informaticiens car, « dans la pratique, ceux-ci n’ont aucune perspective de carrière même si théoriquement, cela est prévu dans les textes ».

L’un des points de revendication du SYNPTIC porte sur la situation de l’Agence nationale pour la promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC). Constatant que cette agence prend toutes les attributions des départements ou directions informatiques de l’administration publique, le SYNPTIC réclame la révision des statuts et autres textes de l’ANPTIC, une définition de ses critères de recrutement et d’affectations des informaticiens en son sein. Estimant qu’il s’agissait plus de réparer des injustices, le SYNPTIC a demandé le traitement diligent de sa plateforme revendicative. « Nous sommes ouverts au dialogue mais si on nous pousse à un bras de fer, nous prendrons nos responsabilités.

Nous sommes décidés à ce qu’on nous rétablisse nos indemnités et qu’on revoie le plan de carrière des informaticiens », a conclu Souleymane Ouédraogo, qui assure que le syndicat a les moyens nécessaires d’aller au bout de sa lutte.

 

Thierry Sami SOU

 

 

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Un commentaire

  1. Personnellement je trouve qu’il y a gaspilla de ressources en effet, nous avons des informaticiens de haut niveau dans l’administration et on externalise des tâches que ceux-ci pourront accomplir. Si fait que certains informaticiens du public n’ayant plus rien à faire s’adonnent à des activités privées. Ce sont les mêmes que les cabinets privés vont utiliser pour exécuter les marchés publics!

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