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CONDAMNATION DE LAMINE DIACK

Une flèche dans les pattes d’un ‘’lion’’

L’ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), le Sénégalais Lamine Diack, a été condamné hier à 4 ans de prison dont deux avec sursis. Mais ses avocats promettent de faire appel de cette décision tombée comme un couperet sur la tête de cet octogénaire.  Son fils, Papa Massata Diack,  qui ne s’est jamais présenté au procès, lui écope de 5 ans de prison avec plusieurs millions d’euros d’amende. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette condamnation est une véritable flèche dans les pattes d’un ‘’lion’’. C’est aussi la preuve que la Justice française, très jalouse de son indépendance, n’entend pas se laisser conter fleurette ; elle qui a refusé de céder à la pression du Collectif Lamine Diack lancé à Dakar, en septembre 2017, aux fins de voler au secours de l’octogénaire prévenu. Et c’est peu dire que  ce verdict complique la situation du Sénégalais lui qui clamait son innocence. En tout cas, avec une telle sentence, tout porte à croire que Lamine Diack portera sa croix jusqu’au bout et ne devra s’attendre à aucun salut avant que la procédure judiciaire n’aille jusqu’à son terme. Etant donné qu’il a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, il risque de boire le calice de l’humiliation jusqu’à la lie, à l’instar de ses tout-puissants homologues de la Fédération internationale de football association (FIFA) qui ont été rattrapés par leurs magouilles et sont en train de méditer sur leurs actes, loin des stades et des sphères de décision du sport-roi.  Cela dit, l’on peut comprendre la démarche de ses compatriotes qui avaient tenté de voler à son secours, par une pétition, car, au-delà de son âge et de sa personnalité, Lamine Diack est un symbole de réussite au niveau mondial, pour le Sénégal. Toujours est-il que l’affaire avait entre-temps pris des allures politiques, tant il se susurrait que la manne financière de Lamine Diack avait profité à l’élection de Macky Sall sans que l’on n’ait pu faire la part du vrai et du faux dans ces allégations. En tout état de cause, le cas Lamine Diack doit être une interpellation à tous les dirigeants, à quelque niveau de responsabilités qu’ils se situent, à la probité et à la gouvernance vertueuse dans la gestion de la chose publique. Car il y va de leur honneur et de leur crédibilité. Faut-il le rappeler, Lamine Diack était poursuivi pour corruption et blanchiment dans l’affaire de dopage qui a secoué le monde de l’athlétisme il y a de cela quelques années. Une enquête qui touche aussi à l’attribution des JO-2016 au Brésil et 2020 au Japon.

 « Le Pays »

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