Header

NIOKO II : Les populations remontées contre la SOCOGIB

NIOKO II : Les populations remontées contre la SOCOGIB

Le chef coutumier de Nioko 2 et sa population ont tenu une Assemblée générale, le 18 mars 2017, à la cour royale à Ouagadougou. L’ordre du jour de cette assemblée était de situer les populations et les autorités sur le problème de terrain qui les oppose à la SOCOGIB depuis belle lurette.

« Nous attendons les décisions finales de la commission interministérielle qui, dans les jours à venir, se prononcera sur l’affaire de terrain qui nous oppose à la SOCOGIB. Mais nous tenons à informer le gouvernement de ce que la SOCOGIB fait en amadouant des habitants pour  que les terres leur soient données. Nous demandons à nos dirigeants de faire preuve de diligence en nous attribuant nos terres ». C’est ce qu’a déclaré le chef de Nioko 2, lors de la rencontre tenue le 18 mars dernier à Ouagadougou. Selon lui, la rencontre visait à éclairer les populations pour qu’elles sachent ce que la SOCOGIB et quelques uns des habitants qu’il qualifie de « traîtres », mijotent dans l’affaire de terrain qui les oppose à cette société. Le président de la délégation mise en place par le chef et ses collaborateurs, Souleymane Nikiéma, a souligné que la  SOCOGIB tente par tous les moyens de leur retirer les terres, alors que l’affaire a été soumise à la commission d’enquête parlementaire qui a invité le chef coutumier, le 19 août 2016, pour échanger sur le problème. Après l’enquête, ils ont appris que les décisions prises par l’Assemblée nationale pour le retrait des terrains à la SOCOGIB, ne semblent pas être respectées par ladite société. A l’issue de cette rencontre avec le comité d’enquête parlementaire, a-t-il précisé, ils attendaient des décisions fermes du gouvernement mais, à leur grande surprise, ils ont  appris que la SOCOGIB est venue s’entendre avec quelques habitants pour revoir le problème de terrain alors qu’auparavant, il leur avait été signifié que le retrait du terrain avait été effectué. Malgré le fait que la SOCOGIB soit au courant de son retrait d’agrément, elle tente d’amadouer les gens par des propositions alléchantes. Donc, il demande aux autorités burkinabè de prendre leurs responsabilités afin que  la lumière soit faite dans cette affaire. Le hic, s’est-il indigné, est que la SOCOGIB leur avait signifié que le terrain mesurait 430 hectares. Or, l’enquête parlementaire a fait cas de 820 hectares.

Valérie TIANHOUN

 

 

 

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+