RIDEAU SUR MUGABE : Et maintenant, à qui le tour ?

RIDEAU SUR MUGABE  :  Et maintenant, à qui le tour ?

Ça y est !  Un dictateur est tombé, dans l’assourdissant fracas de son aveuglement et de son entêtement.  Robert Mugabe, de guerre lasse, a rendu le tablier. Lâché de toutes parts et dans un grand désert de solitude, il n’avait plus d’autre choix que de constater les dégâts et de rendre ses dernières armes de vieux combattant fini. Le lion blessé et sans crocs, a donc abdiqué.  De héros de l’indépendance, il termine, au crépuscule de sa vie, en zéro, ou plutôt, comme un boulet aux pieds des Zimbabwéens qui auront réussi le tour de force de se l’arracher.  Finir dans la poubelle de l’Histoire, c’est hélas le sort de tous ces dirigeants qui refusent de quitter « les choses avant qu’elles ne les quittent », qui se surprennent à voir leur peuple leur donner un coup de pied à l’arrière-train pour leur indiquer la voie de sortie.  Qui pleurera Mugabe ? Pas le peuple zimbabwéen qui pourra enfin pousser un grand ouf de soulagement ! Pas la nouvelle génération d’Africains assoiffée de démocratie et d’alternance sur le continent.

Vivement que bon nombre de nos armées africaines comprennent qu’elles sont en mesure de changer le destin d’une nation en réalisant le juste nécessaire

  « Mugabe must go ! » Mugabe has gone !   Hourra !  Rideau sur le vieux Bob ! Et maintenant, à qui le tour ? Paul Biya du Cameroun, Denis Sassou N’Guesso du Congo Brazzaville, Téodoro Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, Idriss Déby Itno du Tchad, voici une liste de timoniers africains en déphasage générationnelle avec leur époque, qui gagneraient plutôt à se trouver des remplaçants pour ne pas quitter la scène sous les quolibets et les lazzis de leur peuple.  En tout cas, on peut tirer quelques leçons à partir du cas zimbabwéen :  tous ces autocrates qui oppriment leur peuple ne sont forts que parce qu’ils ont l’armée avec eux.  Ils ne sont plus rien, une fois que la soldatesque leur tourne le dos.   Vivement que bon nombre de nos armées africaines comprennent qu’elles sont en mesure de changer le destin d’une nation en réalisant qu’elles peuvent faire le juste nécessaire, c’est-à-dire en donnant une sorte de coup de pouce au destin.

Cheick Beldh’or SIGUE

Articles similaires

1 Commentaire

  1. MOREBALLA

    Dur aux malentendants, à qui le tour? Qui est toujours un roi? Chaque dictateur autant qu’ils sont, quelque que soit la manière , à chacun la spécificité douce ou atroce qui lui sera échue. La zone ECOWAS est sur le point d’être totalement libéré qu squelettisme politique de l’ère dictatoriale. La facture démocratique entre le commun de l’acceptabilité politique reste à être résolue au Togo. Nous osons espérer que Faure sera fort au niveau d’aspiration à tout point de vu à la hauteur de sa génération.

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+