REVENDICATIONS SOCIALES : Attention, le SYNACSAB arrive !

REVENDICATIONS SOCIALES : Attention, le SYNACSAB arrive !

Du 29 janvier au 2 février prochain, le Syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs (SYNACSAB) compte mener diverses actions. C’est dans la perspective de ce mouvement d’humeur que les premiers responsables de ce syndicat ont rencontré la presse le mardi 16 janvier 2018 à la Bourse du travail.

« Les administrateurs civils, les secrétaires administratifs et les adjoints administratifs, parce qu’ils ont la responsabilité de contribuer par leurs missions à une société burkinabè plus démocratique, de justice et d’équité, refusent d’être les témoins silencieux de cette politique de destruction de l’administration territoriale et de la fragilisation du tissu social ». Ce sont des propos tenus par Adama Bidiga, secrétaire général du Syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB). C’était le 16 janvier dernier, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail. Une occasion, pour le syndicat, de situer l’opinion nationale sur les tenants et aboutissants d’un mouvement d’humeur de ce corps. En effet, le SYNACSAB prévoit d’observer 48 heures de sit-in, du lundi 29 au mardi 30 janvier 2018, devant les gouvernorats, les hauts- commissariats et l’immeuble du Faso, suivies d’une grève de 72 heures du mercredi 31 janvier au vendredi 2 février 2018. A travers ces actions, les militants du SYNACSAB veulent dénoncer la lenteur dans la prise en compte de leurs préoccupations. Les préoccupations des travailleurs du syndicat sont, entre autres, liées à la carrière des agents, à la cherté de la vie, à la non- professionnalisation du métier, au phénomène d’insécurité ; des préoccupations qui, selon le secrétaire général Adama Bidiga, sont déjà consignées dans un document porté à la connaissance du gouvernement. Des négociations ont permis, relève le secrétaire général du SYNACSAB, de prendre en compte certaines préoccupations non moins importantes mais, dit-il, l’essentiel des préoccupations qui pourraient permettre de juguler les problèmes liés à l’autorité de l’Etat, à la mal gouvernance et d’asseoir une administration territoriale forte et efficace, sont toujours à la traîne. Et Adama Bidiga de déclarer qu’il est servi aux administrateurs du dilatoire en lieu et place d’une véritable négociation. Pour les responsables du SYNACSAB, pour éviter certaines pratiques au sein de leur ministère de tutelle, il faut une administration territoriale forte et efficace. Cela est dû, souligne le secrétaire général, à l’avancée démocratique enregistrée par le Burkina ces dernières années, ce qui engendre des enjeux nouveaux relativement au développement et au renforcement de l’Etat de droit à la base, à la paix et à la sécurité. « Cette lourde responsabilité, vitale pour la Nation, commande que l’image de l’administrateur soit restaurée », relève le secrétaire général Adama Bidiga. C’est dans ce sens, ajoute-t-il, que la création de meilleures conditions de vie et de travail, la prise au profit des administrateurs d’un certain nombre de textes ont été perçues comme le mécanisme juridico-institutionnel permettant une plus grande responsabilisation des administrateurs et favorisant l’expression des compétences au profit de l’Administration burkinabè.

Antoine BATTIONO

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