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1ER CASEM DU MINISTERE DE LA DEFENSE : La réforme des forces armées nationales en ligne de mire

1ER CASEM DU MINISTERE DE LA DEFENSE : La réforme des forces armées nationales en ligne de mire

Le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants a procédé, le 16 février 2017 à Ouagadougou, à l’ouverture de son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année. Placée sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ministre en charge de la défense, cette rencontre a pour but de permettre aux acteurs de l’armée, de s’approprier le Plan stratégique 2017-2021 pour la réforme des Forces armées nationales (FAN).

 

« Une minute de silence en la mémoire de nos martyrs tombés au champ d’honneur » ; c’est ce qu’a demandé le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui est le ministre en charge de la défense nationale, le 16 février dernier, avant de procéder au lancement du 1er CASEM 2017 dudit ministère. Un Conseil placé sous le thème : « Mise en œuvre du Plan stratégique 2017-2021 pour la réforme (PSR) des Forces armées nationales : appropriation par les acteurs ». Ce plan, fruit d’une réflexion stratégique, entend, dans sa mise en œuvre, renforcer les capacités des FAN. En effet, a rappelé le président du Faso, c’est après une analyse diagnostique globale que des solutions ont été proposées. De cette analyse donc, trois orientations stratégiques ont découlé. Entre autres, le renforcement de la bonne gouvernance et de la responsabilité. C’est pourquoi le PSR 2017-2021 comprend, dans sa 1re partie, l’analyse diagnostique de tous les domaines de la gouvernance militaire et dans la 2nde, la formulation des éléments du plan. L’analyse diagnostique de la gouvernance militaire passe en revue des aspects comme l’éthique et la déontologie, l’organisation des FAN, la gestion des ressources, la sécurité, le contrôle dans les FAN, la responsabilité, avec enfin des domaines transversaux comme la santé et l’informatique.  La partie formulation des éléments du plan se penche sur les principes directeurs, les fondements, le processus d’élaboration, les axes stratégiques, le dispositif de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation ainsi que les hypothèses de risques. L’ensemble de ces dispositions seront exposées aux participants, afin que ceux-ci se les approprient pour leur meilleure application. Un acte qui consacre également le lancement officiel de la mise en œuvre du PSR.

« Nous devons continuellement adapter notre outil de défense »

Déjà, la dynamique sur le terrain est favorable à cette mise en œuvre avec l’adoption de certaines lois portant statut général et conditions d’avancement des personnels des FAN. Sont notamment concernés par ces lois, les volets « clarification portant sur la nomination des militaires aux hautes fonctions de l’Etat » et « les rapports entre les militaires et la chefferie coutumière ». Mais, quid du financement du PSR 2017-2021 ? Là-dessus, le chef de l’Etat s’est voulu également rassurant, en indiquant qu’un avant-projet de loi de programmation militaire sera bientôt introduit par le gouvernement auprès de l’Assemblée nationale pour solliciter les crédits nécessaires à la conduite des activités. Des activités, à entendre le chef des armées, qui visent à construire une armée professionnelle, opérationnelle et républicaine, en phase avec les ambitions du Burkina Faso et les exigences de la démocratie. « Dans un contexte changeant caractérisé par des menaces de natures diverses et mutantes, il est indéniable que nous devons continuellement adapter notre outil de défense à cette versatilité afin de faire face aux nombreux défis en présence parmi lesquels le terrorisme qui constitue pour nous un sujet de grande préoccupation », a soutenu Roch Marc Christian Kaboré. Cette dernière menace qu’est le terrorisme, il faut le rappeler, a, depuis 2014, endeuillé plusieurs familles. Tout en condamnant fermement les attaques, le président du Faso dira au peuple burkinabè que  « le gouvernement reste toujours engagé et déterminé à poursuivre le renforcement des Forces de défense et de sécurité pour arriver à bout de ce fléau ». Il n’a donc pas manqué de faire un clin d’œil aux soldats déployés sur le territoire national et dans d’autres régions du monde pour servir la cause de la paix et de la sécurité. Aussi, le phénomène du terrorisme étant complexe et d’une grande ampleur, le chef de l’Etat a indiqué que le Burkina Faso s’est engagé à mutualiser ses forces avec celles d’autres pays en vue de mener une lutte farouche contre ce dernier. En témoigne, a-t-il dit, la création d’une Force multinationale de sécurisation (FMS/LG) avec les pays membres de l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma et la création d’une force conjointe au Sahel avec les chefs d’Etat du G5 Sahel. Tout ceci, à en croire le président du Faso, consiste en une réponse plus globale, non seulement à la problématique du maintien de la paix, mais aussi à celle liée au développement. « La sécurité et la paix sont des préalables incontournables au développement », a conclu le président Roch Marc Christian Kaboré.

Adama SIGUE

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