RECONDITIONNEMENT ILLEGAL DU GAZ : Sévir pour l’exemple
La semaine dernière, la Police municipale de Ouagadougou a procédé au démantèlement d’un réseau de trafiquants de gaz butane au quartier Kamsonghin. Il s’agit, en effet, de deux individus sans foi ni loi qui s’adonnaient au reconditionnement des bouteilles de gaz butane. Voici la stratégie toute trouvée. Ils achètent des bouteilles de gaz de 12 kg et transvasent le contenu dans trois ou quatre bouteilles de 6 kg qu’ils revendent sur le marché. Et Dieu seul sait le nombre de victimes que ces escrocs des temps modernes, ont fait sur leur chemin. C’est le lieu de rendre un hommage appuyé à la Police municipale et à tous les autres services œuvrant dans le domaine de la lutte contre la fraude et les pratiques commerciales illégales dans notre pays. On ne saurait oublier les citoyens qui prennent sur eux, le courage de dénoncer des comportements qu’ils jugent suspects dans leur entourage. Il faut ouvrir l’œil, et le bon. Car, pour certains, et Dieu seul sait s’ils sont nombreux, tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent. Tant et si bien qu’ils sont prêts à tout. C’est le cas de ces deux sinistres individus qui reconditionnaient le gaz à Kamsonghin. Non seulement, ils escroquent les gens à qui ils vendent du gaz en quantité insuffisante, mais aussi à des tarifs normaux. Mais aussi, ils exposent la vie des autres. En effet, c’est peu de dire que pour des bouteilles reconditionnées artisanalement, il n’y a aucun contrôle. Si bien que souvent, l’on assiste à des drames consécutifs à des explosions. Les cas deviennent si fréquents que les autorités compétentes se doivent de prendre la mesure de péril pour sauver des vies. Pour cela, il faut poursuivre et renforcer les opérations de contrôles afin de traquer tous les réseaux clandestins de reconditionnement du gaz butane.
Renforcer la vigilance
Il y va de l’intérêt de tous. En fait, il suffit d’imaginer une déflagration sur le site illégal démantelé à Kamsonghin, pour comprendre que les dégâts auraient pu être énormes en ce sens que toutes les concessions voisines auraient été touchées. Heureusement que le manège a été très vite découvert avant que ne se produise l’irréparable. Vous voyez à quel point la recherche de l’argent a rendu insensibles, certains de nos compatriotes ? Ils veulent devenir riches à tout prix. En réalité, si l’on assiste à autant de dérives dans notre pays, c’est parce que la plupart des jeunes d’aujourd’hui veulent commercer leur vie là où d’autres ont atteint après une trentaine d’années de dur labeur. Du coup, ils cherchent des raccourcis, oubliant que cela ne les conduira nulle part si ce n’est au désenchantement ? Et ce n’est qu’après coup qu’ils se rendent compte qu’on ne peut pas gagner sa vie en mettant en danger celles des autres. C’est une question de bon sens. C’est le lieu de saisir l’occasion pour poser le problème des taximen qui utilisent le gaz pour faire rouler leurs engins respectifs. La pratique est interdite mais elle perdure. Pour parer à toute éventualité, il faut mettre les récalcitrants au pas ; eux qui, par leur attitude, donnent l’impression de jouer avec la vie des autres. Cela est d’autant plus vrai que certains passagers à bord de taxis, disent souvent ressentir le gaz qui fuite. Voyez-vous ? il ne faudra donc pas attendre la survenue d’un drame pour siffler la fin de la récréation. Il faut le faire pendant qu’il est temps. Car, plus tard, ce serait trop tard. Cela dit, et pour terminer, il serait aussi de bon aloi que les services chargés du contrôle des bouteilles, se montrent rigoureux et cela, en déclassant systématiquement toute bouteille défectueuse. Certes, on sait qu’il se fait, en la matière, un travail remarquable. Mais ce n’est pas trop que de demander de renforcer la vigilance.
Sidzabda
