HomeA la uneAN I DU RETOUR DE DONALD TRUMP A LA MAISON BLANCHE : On aura tout vu et entendu…

AN I DU RETOUR DE DONALD TRUMP A LA MAISON BLANCHE : On aura tout vu et entendu…


Le 20 janvier 2025, le républicain Donald Trump signait son  retour à la Maison Blanche, devenant ainsi le 47e  président des Etats-Unis. L’élection l’avait opposé à la démocrate Kamala Harris qu’il a battue à plate couture. En effet, dès l’annonce de la victoire de l’homme aux cheveux peroxydés, ils sont nombreux qui avaient prédit un véritable tsunami dans les relations internationales et cela, au regard des frasques dont fait montre Donald Trump. Ils n’avaient certainement pas tort. Car, un an seulement après son retour aux affaires, on aura tout vu et entendu avec Donald Trump qui, faut-il le relever, a secoué le monde. En témoignent ses sorties médiatiques en déphasage avec les usages et les convenances diplomatiques.

 

Pour Trump, seuls comptent les intérêts des Etats-Unis. Le reste, il s’en soucie comme d’une guigne

 

 On se rappelle encore sa réaction au tollé qu’a provoqué l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro. En effet, accusé d’avoir violé le droit international, l’homme d’affaires devenu président de la première puissance mondiale, a laissé entendre qu’il n’en avait cure et que la seule limite qu’il se fixait dans les rapports entre Etats, était sa seule conscience. Pouvait-il d’ailleurs en être autrement quand on sait que lors de sa prestation de serment, Donald Trump avait promis de redonner aux Etats-Unis, la place qui est la leur dans le concert des nations, tout en réaffirmant « leur hégémonie » ? En fait, on peut tout reprocher à Trump, mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’il est à la hauteur de ses péchés. Il est cohérent avec lui-même. Pour lui, seuls comptent les intérêts des Etats-Unis. Le reste, il s’en soucie comme d’une guigne. Et ce n’est pas le continent noir qui dira le contraire ; lui qui a été sévèrement affecté par les mesures à l’emporte-pièce prises par le successeur de Joe Biden. C’est le cas, par exemple, du gel de l’aide américaine à certaines Organisations non gouvernementales (ONG) dont certaines ont dû mettre la clé sous le paillasson, engendrant des conséquences catastrophiques sur le plan humain. On oublie volontiers la hausse de nombreuses taxes douanières et les restrictions de visas à 75 pays dont des pays africains. La mesure portant restrictions de visas risque même d’impacter négativement la prochaine Coupe du monde qui se jouera aux Etats-Unis, où beaucoup de supporters ne pourront pas se rendre. Quant aux immigrés africains qui vivent aux Etats-Unis, ils rasent pratiquement les murs, redoutant, à la moindre erreur, d’être expulsés manu militari. En tout cas, n’eût été la force des institutions américaines qui, parfois, freinent Trump dans son élan, on aurait assisté à des dérives indignes d’une nation civilisée comme les Etats-Unis. Toutefois, pour ce second mandat de Trump, l’Afrique peut se réjouir. Car, contrairement à son premier mandat, le président américain semble s’intéresser, cette fois-ci, au continent africain, même si, on le sait, il convoite les «terres rares » de certains pays.

 

Le président américain se propose aussi de voler au secours du Soudan en vue de réconcilier les deux généraux qui se disputent le pouvoir

 

A preuve, il s’est posé en médiateur entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, au point d’arracher un accord de paix entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ; deux voisins qui, pendant longtemps, se regardent en chiens de faïence. Sur la même lancée, le président américain se propose aussi de voler au secours du Soudan en vue de réconcilier les deux généraux qui, depuis bientôt trois ans, se disputent le pouvoir.        On ne saurait oublier le Nigeria où naguère, l’intervention américaine aura permis de neutraliser des terroristes qui troublaient le sommeil d’innocentes populations. Certes, on le sait, cela relève plus d’un clin d’œil de Donald Trump aux lobbies juifs qui estimaient que les chrétiens étaient martyrisés au Nigeria, que de la volonté de ce dernier d’appuyer Abuja dans la lutte contre le terrorisme. Mais cela n’enlève en rien à l’élégance de l’intervention militaire américaine dans la mesure où elle a contribué à apporter du baume au cœur des victimes des violences terroristes.

 

« Le Pays »

 


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