HomeA la uneCREATION ANNONCEE DU CONSEIL DE LA PAIX : Quand Trump veut dézinguer le Conseil de sécurité de l’ONU

CREATION ANNONCEE DU CONSEIL DE LA PAIX : Quand Trump veut dézinguer le Conseil de sécurité de l’ONU


Le président américain, Donald Trump, vient de secouer encore le monde à travers l’annonce de la création d’un « Conseil de la paix », pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde. Cet organe qui sera présidé par l’iconoclaste président, permettra, selon la Maison Blanche, de mettre un terme à la guerre à Gaza. L’adhésion à ce nouvel instrument de résolution de crises, entrera en vigueur dès que trois Etats auront signé sa Charte. Et pour y adhérer et obtenir un siège permanent, il faudra débourser la faramineuse somme d’un milliard de dollars. En attendant de voir comment fonctionnera cet instrument, son géniteur a déjà adressé des invitations à plusieurs pays alliés dont la France, l’Allemagne et le Canada.

 

Tout porte à croire que le locataire de la Maison Blanche cherche à rebattre les cartes des alliances et de la coopération internationale

 

Et ce n’est pas tout. Au-delà des alliés traditionnels, d’autres Etats et pas des moindres, en l’occurrence la Fédération de Russie, la Chine, l’Inde, etc., ont été aussi invités à y participer. Accepteront-ils cet instrument aux mains de Trump? On attend de voir. En effet, tout laisse croire que le 47e président des USA, sous le prétexte de la recherche de la paix, notamment à Gaza, cherche à dézinguer le Conseil de sécurité de l’ONU. On est d’autant plus fondé à le croire que le Conseil de la paix de Donald Trump, se veut une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits. Des missions pourtant similaires à celles de l’ONU. Cela dit, l’idée en elle-même est loin d’être mauvaise au regard des foyers de tensions que connaît la planète. Seulement, le profil du porteur de ce projet est sujet à caution. Peut-on faire confiance à quelqu’un qui foule allègrement au pied le droit international ? Quel crédit accorder à un dirigeant qui dit n’avoir de limite, en matière de violation du droit international, que sa seule conscience? Comment quelqu’un qui a enlevé le président d’un autre Etat, en l’occurrence Nicolas Maduro du Venezuela, pour ne pas le nommer, peut-il encore se prévaloir d’être un faiseur de paix ? Le Conseil de sécurité de l’ONU a certes, montré ses limites, en matière de résolution de conflits à travers le monde. Mais de là à vouloir le court-circuiter en mettant en place un Conseil de la paix bis, c’est un palier de trop qu’il faut se garder de franchir. Du reste, à qui la faute si le Conseil de sécurité de l’ONU n’arrive pas à assumer avec efficacité ses missions ? N’est-ce pas à cause des grandes puissances qui dictent leurs lois à cette organisation? En jouant la montre dans le paiement de ses contributions statutaires et en se retirant de 66 organisations de l’ONU, le pays de l’Oncle Sam n’a-t-il pas travaillé à affaiblir l’ONU? C’est dire si Trump se trompe de combat. S’il estime qu’il y a des failles au sein du Conseil de sécurité, qu’il travaille à les corriger et non à vouloir mettre en place un instrument parallèle.

 

Trump est en quête d’alliés pour contrecarrer l’initiative de certains pays européens dont la France, sur la question de Gaza

 

En vérité, tout porte à croire que le locataire de la Maison Blanche cherche à rebattre les cartes des alliances et de la coopération internationale. Et sans nul doute qu’il le fait pour ses propres intérêts. On a, du reste, l’impression que Trump est en quête d’alliés pour contrecarrer l’initiative de certains pays européens dont la France, sur la question de Gaza. Réussira-t-il son pari ? L’avenir nous le dira. Mais d’ores et déjà, le pays de Benjamin Netanyahou annonce son adhésion à l’initiative de Trump. Pouvait-il en être autrement quand on sait qu’Israël est considéré comme le chouchou des USA ? A preuve, si le régime sioniste continue de défier son voisin iranien, n’est-ce pas parce qu’il bénéficie du soutien de Washington ?  Cela dit, Israël n’est pas le seul pays à se montrer favorable à l’initiative du richissime homme d’affaires président. Le Maroc accueille aussi favorablement ce qu’on pourrait qualifier de substitut des Nations unies. Mieux, le Royaume chérifien veut y jouer les premiers rôles en tant que membre fondateur. Mais ces pays qui désirent adhérer à l’initiative de Trump, le font-ils par conviction ou par couardise? Ou bien le font-ils juste, pour s’attirer les faveurs du tonitruant président?  Autant de questions que l’on se pose.

 

« Le Pays »

 


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